Un rassemblement contre le pass sanitaire à Londres, une ex-infirmière appelle à un «procès de Nuremberg» - vidéo

Un important rassemblement contre le pass sanitaire a eu lieu sur Trafalgar Square. Une intervenante a créé la polémique en demandant de lister les noms des professionnels de santé, en vue d’un nouveau «procès de Nuremberg».
Sputnik

Alors que la contestation contre le pass sanitaire continue en France, les mobilisations s’amplifient également outre-Manche. À Londres, plusieurs milliers de manifestants se sont massés sur Trafalgar Square le 24 juillet, pour un «Rassemblement pour la Liberté». Certains ont brandi des banderoles clamant «Non aux tests forcés» ou «Non à la vaccination forcée».

Plusieurs manifestants se sont rendus jusqu’au 10, Downing Street et ont lancé des balles de ping-pong contre le bureau du Premier ministre, avant d’être dispersés par la police, rapporte l’agence de presse turque Anadolu. Mais la plupart des contestataires sont restés sur la célèbre place londonienne, pour écouter des intervenants prendre la parole sur le parvis de la National Gallery.

Parmi les principaux orateurs se trouvaient notamment la nutritionniste controversée Gillian McKeith ou Piers Corbyn, frère de l’ancien dirigeant travailliste Jeremy Corbyn, rapporte The Independant.

Mais l’intervention qui a surtout déchaîné les critiques a été celle de Kate Shemirani, ancienne infirmière récemment interdite d’exercer. Celle-ci a appelé les manifestants à lui donner les noms de personnels médicaux, à des fins de procès. L’oratrice a d’ailleurs tracé un parallèle avec les poursuites engagées après la guerre à Nuremberg.

«Obtenez leurs noms. Envoyez-les-moi par e-mail. Avec un groupe d’avocats, nous collectons tout cela. Aux procès de Nuremberg, les médecins et les infirmières ont été jugés et pendus. Si vous êtes médecin ou infirmier, c’est le moment de descendre du bus… et d’être avec nous», a ainsi déclaré Kate Shemirani devant la foule.

Le maire de Londres réagit

Des vidéos du discours de l’ancienne infirmière n’ont pas tardé à circuler sur les réseaux sociaux, suscitant un tollé. Interpellé par des internautes, le maire de Londres Sadiq Khan a finalement réagit, dénonçant sur Twitter une intervention «épouvantable» et précisant avoir averti la police. L’élu a par ailleurs salué les personnels de santé comme des «héros de cette pandémie», assurant que tous les Londoniens rejetaient «catégoriquement cette haine».

Ce «Rassemblement pour la liberté» a entraîné d’autres manifestations au Royaume-Uni, notamment à Manchester où les contestataires ont tenté de prendre d’assaut un centre de tests Covid, précise The Sun.

Ce 19 juillet, le Premier ministre Boris Johnson avait annoncé qu'une preuve de vaccination serait bientôt requise pour entrer dans les boîtes de nuit et certains autres lieux venant tout juste de rouvrir.

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