Une collision entre deux avions évitée de justesse à Roissy-Charles-de-Gaulle

Un Boeing effectuant ce mardi un atterrissage à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle a failli entrer en collision avec un Airbus s’apprêtant à décoller sur la même piste. C’est à cause d’un lapsus d’une contrôleuse que cet «incident grave» est survenu, d’après un rapport du Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile.
Sputnik

Un «incident grave» entre deux avions s’est produit ce mardi à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, selon le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) qui revient sur les faits de ce 20 juillet dans un rapport publié sur Twitter. Le vrai drame, qui a été évité de justesse, aurait pu survenir à cause d'un lapsus de la contrôleuse chargée de la délivrance de l’autorisation d’atterrissage.

Alors que le jour de l’incident, «les atterrissages étaient effectués sur la piste 09L et les décollages sur la piste 09R», la contrôleuse a commis une bourde en confondant le numéro de la piste à utiliser pour un Boeing 787 de la compagnie United Airlines qui se préparait à atterrir.

«La contrôleuse […] a commis un lapsus et a autorisé l’équipage à atterrir sur la piste 09R au lieu de la piste 09L», explique le document avant de citer la protagoniste elle-même. Celle-ci pense notamment que «sa langue a fourché» parce qu’elle était focalisée sur la piste 09R.

À ce moment-là, un Airbus A320 de la compagnie EasyJet s'apprêtait à décoller depuis la même piste.

Le déroulement des faits

Lorsque l’équipage de l’Airbus A320 regarde une première fois dans l’axe de la finale avant de s’aligner, il voit le Boeing 787 «qu’il estime en finale sur la piste 09L». Au moment de pénétrer sur la piste pour s’apprêter à décoller, l’équipage de l’EasyJet regarde à nouveau dans l’axe de la finale et voit cette fois le Boeing 787 «incliné et se dirigeant vers la piste 09R».

«Le commandant de bord comprend que le Boeing 787 fait une baïonnette [une technique d'atterrissage, ndlr] et freine l’avion alors qu’il est déjà engagé sur la piste d’une dizaine de mètres, perpendiculairement à l’axe de piste. Le Boeing 787 est alors à environ 300 pieds [91 mètres, ndlr] de hauteur» du seuil de piste, explique le rapport du BEA.

L’Airbus lance alors une alerte sur la fréquence, le Boeing répond en émettant du gaz. C’est à ce moment-là que la contrôleuse a finalement demandé à l’équipage du Boeing 787 de «monter à 4.000 pieds [1.220 mètres, ndlr]». Le Boeing 787 survole d’ailleurs l’Airbus A320 à un peu plus de 300 pieds de hauteur et «poursuit la remise de gaz suivie d’une nouvelle approche pour la piste 09L sans autre incident», conclut le document.

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