Un ado décapité et en partie mangé retrouvé à Tarascon, son bourreau présumé tué par la police

Un corps décapité, un bras scié, la tête dans un seau, de la chair arrachée… Un meurtre barbare envers un adolescent de 13 ans a secoué Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône. Le suspect a été abattu par des policiers. Cet acte d’une violence extrême vient s’ajouter à la flambée de meurtres que connaît la région marseillaise depuis le début de l’été.
Sputnik

Un corps qui pourrait appartenir à un adolescent de 13 ans signalé disparu vendredi a été retrouvé décapité avec de la chair arrachée par endroits dimanche 18 juillet dans un appartement du centre de Tarascon, rapporte Midi libre.

Il avait été porté disparu alors qu’il se rendait chez sa mère, qui habite à proximité, selon 20 minutes.

D’après Midi libre, c’est un voisin de l’appartement du tueur qui aurait alerté les policiers. Intervenus sur les lieux vers 23h30, les fonctionnaires ont défoncé la porte pour découvrir le corps sans tête dans un sac, indique Europe 1. Selon la radio, un bras et la tête ont été sciés, celle-ci a été retrouvée dans un seau dans la salle de bains.

Les agents de police ont également retrouvé des objets sataniques sur place, selon plusieurs médias, dont LCI.

«Il y a sur le corps des traces d'arrachages de chair. Je ne sais pas comment ces morceaux de chair ont été arrachés. Cela peut vouloir dire avec un couteau, avec des pinces ou avec les dents, je n'en sais rien. Les médecins légistes sont toujours sur place, ce sera à eux de dire ce qu’il s'est passé, si cela est techniquement possible», indique à Midi libre Laurent Gumbau, le procureur de Tarascon.

Selon certaines sources policières citées par Midi libre, le tueur a pu manger des parties du corps de sa victime.

Le suspect abattu

Des recherches avaient été engagées pour retrouver le locataire du logement qui est déjà connu des services de police pour des faits de violence et des problèmes psychiatriques, rapporte La Provence.

«Il a des antécédents judiciaires, notamment pour des actes de violences, mais qui ne sont pas de nature criminelle, et des troubles psychiatriques, mais nous ignorons actuellement s’il avait déjà été hospitalisé pour ces troubles», précise le procureur cité par Midi libre.

Après avoir pris la fuite par les toits, selon le témoignage du voisinage, l’homme de 32 ans a été localisé vers trois heures, dans une impasse, et touché par un tir de policier dans sa tentative de fuite. Le mis en cause est décédé vers 3h30 du matin lundi, a précisé le procureur de Tarascon, notant qu’«a priori il n’était pas armé» lorsqu’il a été visé.

«Une autopsie sera réalisée demain» mardi 20 juillet à Marseille, ajoute le procureur.

L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Marseille. L’IGPN en est également chargée après le tir du policier.

Hausse des violences en région marseillaise

Ces faits interviennent dans un contexte de flambée des meurtres dans la région marseillaise depuis le début de l’été. Ainsi, le dernier remonte au 17 juillet lorsqu’un jeune homme de 16 ans a été tué par balle à Arles au niveau d'un point de trafic de stupéfiants.

Au total, sept meurtres ont eu lieu dans la région depuis le 25 juin, la plupart probablement liés au trafic de drogue. Parmi ceux-ci, une victime collatérale: une jeune fille de 17 ans a été tuée par des tirs, indique l’AFP.

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