Le «racisme obsessionnel» importé des USA dénoncé par Goldnadel

Gilles-William Goldnadel a critiqué les dérives d’un certain antiracisme, issu notamment de la sphère décoloniale, dans les colonnes du Figaro. L’avocat dénonce une chasse à l’homme blanc.
Sputnik

Une semaine après l’amer constat d’Emmanuel Macron, qui a admis voir la société française «se racialiser» sous ses yeux, Gilles-William Goldnadel a apporté de l’eau au moulin du Président de la République, dans une chronique du Figaro.

L’avocat a tenté d’affiner l’observation du chef de l’État, en retraçant l’origine de cette nouvelle «obsession de la race». Il a paradoxalement pointé du doigt une forme d’antiracisme dévoyé, prompt à tout ramener à la couleur de peau. Un mode de pensée qui a ouvert la porte aux mouvements décoloniaux et indigénistes «importés des États-Unis», qui sévissent aujourd’hui avec autant de virulence en France qu’outre-Atlantique.

«Voilà en effet que l'on découvre que se cachait derrière ce pseudo-antiracisme une véritable obsession de la race […]. Mon propos est de montrer que la France aujourd'hui a peu à envier au continent d'importation en matière de racialisation», explique ainsi l’avocat dans sa chronique.

L’essayiste a encore ironisé sur la schizophrénie de l’époque, où les questions raciales sont toujours plus prégnantes, alors que le mot même de «race» tend à devenir tabou, voire à disparaître de certains textes législatifs ou juridiques. En juillet 2018, les parlementaires avaient ainsi décidé de le rayer de l’article 1er de la Constitution.

Audrey Pulvar, candidate aux régionales en Île-de-France, avait également déclaré «récuser» ce mot de «race» lors d’un récent entretien à BFM TV, au cours duquel elle avait également proposé «aux Blancs de se taire» s’ils étaient conviés à des ateliers ou réunions liés aux discriminations.

Racisme anti-Blanc

Gilles-William Goldnadel souligne encore que ce «racisme relooké» promeut quasi exclusivement la haine de l’homme blanc. Égrainant les derniers faits d’actualité, il rappelle notamment la polémique sur la «blanchité alimentaire», concept promu par la chercheuse au CNRS Mathilde Cohen, pour qui la gastronomie française serait synonyme de «domination blanche».

L’avocat s’inquiète aussi de la récente tenue à Grenoble du «Mois décolonial», y dénonçant la présence de plusieurs personnalités, dont Hassina Semah «sociologue psychologue intersectionnelle». Celle-ci y avait notamment fustigé le «privilège blanc», prenant pour exemple les sparadraps de couleur beige, censés être plus adaptés à la peau des «Européens» que des «Africain», comme le rapportait alors Valeurs actuelles.

L’obsession de la race trouve aussi souvent écho dans l’actualité footballistique, souligne encore Gilles-William Goldnadel. L’avocat s’étonne ainsi de la différence de traitement entre la victoire de l’équipe de France à la Coupe du monde 2018, qui avait soulevé l’enthousiasme des racialistes, et la piteuse défaite à l’Euro 2020, avec une équipe pourtant aussi très «bigarrée».

«Mon imagination est impuissante à décrire leur sort médiatique, si d'aventure quelque commentateur politique ou sportif avait cru devoir suggérer que la défaite française avait pour cause une diversité trop bigarrée. Le racialisme autorisé est donc à sens unique obligatoire», ironise ainsi l’avocat dans sa chronique.

La défaite contre la Suisse avait d’ailleurs entraîné des torrents d’insultes racistes sur Twitter. Thomas Lenglet, Hugo Lloris et Olivier Giroud avaient notamment été traités de «sales Blancs». Des injures contre les joueurs métis de l’équipe de France avaient aussi été repérées par la LICRA. SOS Racisme avait finalement déclaré porter plainte.

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