Nouveaux heurts entre 150 jeunes et des policiers aux Sables-d'Olonne

Alors que la ville des Sables-d’Olonne est confrontée à l’insécurité depuis plusieurs étés, des policiers ont dû faire face à environ 150 jeunes au comportement agressif. Une personne a été interpellée et condamnée à six mois de prison ferme.
Sputnik

Des affrontements entre bandes de jeunes et policiers ont éclaté dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 juillet aux Sables-d’Olonne, en Vendée. Et ce, alors que des renforts de CRS étaient arrivés dans la ville la veille après les débordements fin juin. Mais leur vacation s’arrête à minuit, alors que les heurts ont débuté vers deux heures du matin.

Quelque 150 jeunes munis de canettes, de pavés ou de cailloux s’en sont pris à des policiers, fait savoir France Bleu. Huit agents, aidés par des policiers municipaux, ont dû faire usage de gaz lacrymogènes pour disperser les jeunes.

Un policier a été légèrement blessé au visage. Une voiture de police et une vitrine ont été dégradées. Le calme n’est revenu qu’aux alentours de cinq heures du matin.

Deux personnes ont été arrêtées. Il s’est avéré que l'une d'elles n'était pas concernée par les faits, mais l'autre a été placée en garde à vue. Le jeune homme a été jugé ce 5 juillet en comparution immédiate et condamné à six mois de prison ferme, précise encore le journal.

Renforts

Des renforts de CRS étaient arrivés le 2 juillet, après que le weekend des 26 et 27 juin a été marqué par des débordements sur la plage et le remblai. Le maire de la ville, Yannick Moreau, avait lancé un appel au ministre de l'Intérieur en vue de recevoir des renforts.

Une demi-compagnie de CRS, soit une trentaine de personnes, sont arrivés vendredi soir.

«Ce n'est pas possible»

L’insécurité touche la ville des Sables-d’Olonne depuis plusieurs étés. En juillet 2020, huit fonctionnaires avaient dû faire face à quelque 200 jeunes alcoolisés.

Un représentant du syndicat Alliance Police nationale aux Sables-d'Olonne précisait à France Bleu qu’ils avaient été obligés de demander l’aide des gendarmes.

«Ils ont été obligés de se désengager […] et de venir nous donner un coup de main à trois heures du matin. Ce n'est pas possible», a-t-il affirmé.

Dans cette situation où les policiers avouent qu’ils sont souvent débordés, plusieurs riverains ont fait savoir leur préoccupation, affirmant que le phénomène prenait de l’ampleur chaque année. En effet, durant la saison chaude de l’année, la population des Sables-d’Olonne quadruple pour passer de 45.000 à 200.000 personnes.

Discuter