Se disant armé d’une carabine, un policier se retranche chez lui pour «en finir», le RAID intervient

Alors que les suicides touchent lourdement les rangs de la police française, un agent de Poissy «fragile psychologiquement» s’est retranché chez lui le 4 juillet pour mettre fin à ses jours. L’intervention du RAID a été nécessaire pour prévenir le pire.
Sputnik

«Un drame de solitude» a failli coûter la vie à un policier municipal de Poissy. Ce samedi après-midi, il s’est retranché chez lui, déterminé à se donner la mort, relate Le Parisien.

Apprécié pour son professionnalisme et sa gentillesse, l’agent de 57 ans muté récemment au centre de supervision urbain «ne répondait plus aux messages depuis un ou deux jours», contraignant ses collègues à donner l’alerte, a précisé le maire de la commune, Karl Olive.

Quand ils se sont rendus chez lui pour s’assurer que tout allait bien, il ne leur a pas permis de rentrer en déclarant qu’il était «calibré», armé d’une carabine 22 long rifle.

Un périmètre de sécurité a été donc mis en place rue Frémont, où se trouve le domicile du fonctionnaire, lequel a expliqué au négociateur vouloir «aller jusqu’au bout».

Aucune arme retrouvée

C’est l’intervention des hommes du RAID qui a sauvé la vie à cet «homme fragile psychologiquement», a estimé l’édile auprès du quotidien.

Sur son compte Twitter, il a salué la mobilisation de la police et des pompiers, tenant à remercier le ministre de l’Intérieur et «les équipes du RAID pour leur réactivité, efficacité et soutien indéfectible».

Pendant la perquisition, les forces de l’ordre n’ont toutefois découvert qu’un pistolet à billes et des couteaux, mais aucune carabine.

Outils d’assistance aux policiers

Les suicides ne cessent de frapper les rangs policiers en France. Depuis le début de l’année, 18 se sont donnés la mort, le dernier drame datant de fin juin. 2020 et 2019 ont été marqués par 28 et 59 suicides respectivement.

Afin d’accorder aux policiers un soutien psychologique, le ministère de l’Intérieur a mis en place des dispositifs spéciaux.

Ainsi, une ligne d’écoute a été installée pour les agents victimes d’agressions ou de menaces. Elle est disponible tous les jours de 5h à 23h. Une cellule psychologique est quant à elle ouverte 24h sur 24. Il est indiqué que les appels sont «anonymes, confidentiels et gratuits».

En outre, trois associations sont prêtes à assister leurs collègues: SOS Policiers en Détresse (PEPS-SOS), Assopol et Alerte police en souffrance (APS).

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