Près de 2.000 patrouilles de policiers et gendarmes sont désormais équipées de nouvelles caméras-piétons

Un nouveau modèle de caméras-piétons fabriquées par Motorola a été distribué à la police et la gendarmerie. Leur utilisation est encadrée par la nouvelle loi sur la sécurité globale et a été favorablement accueillie par les syndicats policiers.
Sputnik

Ce jeudi 1er juillet marque l’arrivée de caméras-piétons chez plus de 2.000 patrouilles de police et gendarmerie, annonce un communiqué du ministère de l’Intérieur. La veille, Gérald Darmanin a expliqué ce qu’apportera ce modèle du fabricant américain Motorola Solutions, lequel avait remporté ce contrat de 15 millions d’euros.

«C’est à la fois une protection pour eux [les policiers et gendarmes], une protection pour l’enquête, et cela va sans doute calmer les esprits», a commenté le ministre lors d’un congrès du syndicat de policiers Unité SGP Police. Les images pourront être consultées, mais pas modifiées, par les policiers, les magistrats dans le cadre d’une enquête, ainsi que l’IGPN (la police des polices) en cas de plainte contre les forces de l’ordre.

La mesure permettra de «contextualiser» face aux images «tronquées», «parfois sans le son» qui mettent en cause les policiers sur les réseaux sociaux, a indiqué sur CNews Thierry Clair, secrétaire général adjoint du syndicat UNSA-Police. «C’est important d’avoir une image qui émane d’un policier, d’un fonctionnaire, qui va filmer l’ensemble de la situation».

Caractéristiques

D’après la place Beauvau, ces appareils sont «plus simples d’usage, plus robustes, et avec une autonomie de 12 heures très supérieure au précédent modèle». En effet, environ 10.000 caméras équipaient déjà les policiers auparavant, mais étaient critiquées par les agents, notamment en raison de leur faible autonomie.

«Ce sont des petits boîtiers qui seront portés sur le torse de l'agent par déclenchement, à la charge de l'agent, dans le cadre d'une action de police», détaille sur Europe 1 Dominique Le Dourner, secrétaire national du syndicat SGP Police. «Le déclenchement d'une caméra déclenche les autres, ce qui fait qu'on aura une périphérie complète de l'action», précise-t-il, assurant lui aussi qu’il sera impossible pour un agent de modifier la vidéo.

Utilisation

L’utilisation de caméras-piétons est encadrée par la loi sécurité globale, laquelle permet notamment aux policiers de visionner les images juste après une intervention, ou lors de la rédaction des comptes rendus. Le texte rend également possible la transmission en temps réel des images vers une salle de commandement, mais cette option n’est pas activée pour l’instant, selon Europe 1.

Le déploiement de ces caméras-piétons, 30.000 pour l’instant, se poursuivra tout au long de l’été, de sorte que chaque brigade soit équipée d’au moins un dispositif d’ici à fin septembre. M.Darmanin espère en équiper chacun des 200.000 policiers et gendarmes «à partir de fin 2022».

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