Mer Noire: les provocations contre la Russie se multiplient

Les provocations atlantistes se multiplient en mer Noire. Alors que ce 23 juin, un navire britannique croisait dans les eaux de Crimée, lundi débute un exercice d’envergure coorganisé par Washington et Kiev, dans ces eaux dominées par la Russie.
Sputnik

La mer Noire va-t-elle devenir le terrain de jeu choisi par les États-Unis, l’Otan et leurs alliés pour déstabiliser la Russie?

À la lumière des récents événements, la réponse semble positive. En effet, ce mercredi 23 juin, la flotte russe de la mer Noire a tiré des coups de semonce en direction d’un destroyer britannique situé à moins de 12 miles de la péninsule criméenne qui est entré dans les eaux territoriales russes sans prévenir. «Une provocation volontaire», estime Moscou. Un espace appartenant à la Russie puisque la Crimée, qui abrite entre autres le siège de la flotte russe, fait partie de la Fédération de Russie depuis un référendum datant de 2014. Contestant ce scrutin –qu’ils jugent illégal–, les Occidentaux, et notamment Londres, considèrent eux que cette zone est située dans les eaux ukrainiennes.

À cela s’ajoute le début imminent (lundi 28 juin) d’un exercice interarmées, le Sea Breeze 2021, organisé comme chaque année depuis 1997 par Kiev et Washington. Des opérations regroupant 5.000 soldats, 32 navires et 40 avions provenant de 32 pays qui s’effectueront donc aux portes de la rive sud russe. Si ces exercices pourraient entraîner des erreurs et des dérapages, de manière incontestable, la Russie se dit prête à riposter. «Aucune réponse n’est à exclure» face à de nouvelles provocations éventuelles, a déclaré le porte-parole du Kremlin réagissant à l’incident avec le destroyer britannique.

Plus d’informations dans ce nouvel épisode de Lignes Rouges en bref.

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