L’Onu met en garde contre une «pandémie» de sécheresses

Les Nations unies ont mis en garde, dans un rapport publié à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, contre le changement climatique qui pourrait toucher 1,5 milliard de personnes.
Sputnik

Dans un rapport publié jeudi, l'Onu met en garde contre les dangers de la sécheresse, un risque largement sous-estimé, selon les experts.

«La sécheresse pourrait être la prochaine pandémie et il n'existe pas de vaccin pour la guérir», indique Mami Mizutori, représentante spéciale des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe.

La sécheresse a touché directement 1,5 milliard de personnes au cours de ce siècle. Ce nombre augmentera considérablement si nous ne gérons pas ce risque, ne comprenons pas ses causes profondes et ne prenons pas de mesures préventives, ajoute-t-elle.

Selon le rapport, les sécheresses ont engendré des pertes économiques d'au moins 124 milliards de dollars, soit environ 104 milliards d’euros, dans le monde. Des chiffres jugés toutefois en-dessous de la réalité par les experts.

Sécheresses plus intenses

Le document indique en outre que le changement climatique semble avoir d’ores et déjà entraîné des sécheresses plus intenses et plus longues dans certaines régions du monde. D’après certaines estimations, elles deviendront plus fréquentes et plus sévères dans de nombreuses régions du monde, notamment sur la plus grande partie de l'Afrique, en Amérique du Sud, en Asie centrale, dans le sud de l’Europe et de l’Australie, ainsi qu’au Mexique et aux États-Unis. D'ici la fin du siècle, presque tous les pays en souffriront et quelque 700 millions de personnes pourraient être déplacées d'ici 2030.

Le grand responsable de ce fléau est le changement climatique. Toujours d’après le document, la montée de la température perturbe le régime des précipitations et le monde deviendra plus chaud de 2°C. D’ailleurs, plusieurs pays enregistrent des records de chaleur ces derniers jours.

«Une action urgente est nécessaire», affirme dans ce contexte l'Onu.

Activité humaine

Toujours selon le rapport, l'augmentation du risque de sécheresse s'explique non seulement par le réchauffement climatique mais aussi par l'activité humaine.

«Ces activités peuvent exacerber le danger et augmenter le risque de graves impacts sociaux, économiques et écologiques», alertent les Nations unies.

À la veille de la Cop26, qui se tiendra en novembre prochain à Glasgow, en Écosse, l'Onu rappelle tous ces dangers et insiste sur le fait qu’ils sont bien réels.

Discuter