La Russie peut-elle craindre une réelle convergence d’intérêts américano-turque?

Joe Biden a-t-il réussi à convaincre Recep Tayyip Erdogan de s’entendre avec lui sur les théâtres d’opérations du Moyen-Orient? Malgré de profondes divergences, Ankara et Washington pourraient se rapprocher et adopter une vision commune, afin d’étendre son influence pour le premier et de nuire à la Russie pour le second.
Sputnik

La rencontre entre Recep Tayyip Erdogan et Joe Biden ce lundi 14 juin lors du sommet de l’Otan à Bruxelles semble avoir été agréable. 

Au-delà des sourires et des accolades protocolaires, les deux Présidents ont affiché leur satisfaction.

À la suite de leur échange en tête-à-tête d’environ quarante-cinq minutes, chacun a envisagé une évolution positive dans les relations américano-turques, jusque là très chancelantes. Si certains dossiers (achat des S-400 russes par la Turquie, soutien américain à l’opposition politique d’Erdogan) sont problématiques, Ankara et Washington semblent vouloir s’entendre, malgré des intérêts distincts en Afghanistan, en Syrie, en Libye, etc.

Les États-Unis pourraient en effet demander à la Turquie, comme elle le fait en Afghanistan par exemple, de remplacer les forces militaires américaines au Moyen-Orient pour que ces dernières se concentrent sur deux objectifs prioritaires: la lutte contre la Chine à l’Est et contre la Russie au Nord. Une politique que pourrait bien accepter Recep Tayyip Erdogan, puisque ce soutien américain étendrait l’influence régionale de la Turquie.

Plus d’explications dans ce nouveau focus de Lignes Rouges.

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