Il vole une voiture et fonce sur un policier dans le Val-de-Marne

Les forces de l'ordre sont intervenues le 9 juin au soir à Ormesson-sur-Marne pour un vol de voiture. À leur arrivée, l'auteur des faits a tenté de renverser un policier. Personne n’a été blessé au cours de cette intervention qui aurait pu se solder par un drame.
Sputnik

Une intervention à Ormesson-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, a tourné à l'agression d’un policier. Comme le relate Actu17, des fonctionnaires ont été appelés dans la nuit du 9 au 10 juin pour le vol d’une Peugeot 3008 dans la rue Jean-Jaurès. Lorsqu’ils ont mis la main sur le véhicule, son conducteur a foncé sur un policier à pied qui a ouvert le feu à trois reprises. Il n’a pas été blessé mais le malfrat a réussi à prendre la fuite.

En revanche, les fonctionnaires ont pu arrêter les occupants d’un second véhicule, derrière le chauffard. Âgés de 18 ans, ils ont été placés en garde à vue.

Protéger «ceux qui nous protègent»

Cette agression intervient alors que les violences envers la police ont fortement augmenté au cours des dernières années. D’après le ministère de l'Intérieur, il y en a eu 39.606 en 2000 et 68.267 en 2019, soit une hausse de 74%.

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Selon un bilan révélé par Le Figaro en novembre dernier, 20 fonctionnaires étaient blessés en mission chaque jour.

Face à cette situation, le gouvernement a promis de durcir les peines. À l’issue d’une entrevue avec les représentants des forces de l’ordre tenue le 10 mai, Jean Castex a annoncé qu’il prendrait «des engagements concrets devant les représentants de nos policiers» pour «mieux protéger ceux qui nous protègent».

La peine de sûreté sera portée à 30 ans pour les individus condamnés à de la perpétuité pour un crime commis contre un policier ou un gendarme, et les possibilités de réduction de peine seront strictement limitées.

Darmanin tire la sonnette d'alarme

L’augmentation des violences en 2021 a été récemment mise en évidence par Gérald Darmanin. Dans un télégramme adressé le 4 juin dernier aux préfets, le ministre a souligné une «progression de 137% des interventions par le GIGN ou le RAID sur des individus dangereux retranchés», appelés couramment des «forcenés», passant de 24 à 57 sur la même période. Les violences à l'encontre des services de sécurité, de santé et de secours ont augmenté de 28%.

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