Il risque 50.000 euros d’amende pour avoir acheté de la chloroquine pour ses salariés

La chloroquine -ce médicament utilisé contre notamment le paludisme, et dont le dérivé a été autorisé pendant un moment en France contre le Covid-19- risque de coûter 50.000 euros d’amende à un chef d’entreprise qui en avait fourni à ses salariés.
Sputnik

L’exercice illégal des professions de pharmacien et de médecin ainsi que l’acquisition et la distribution toujours illégitime de chloroquine, ce médicament qui a fait couler beaucoup d’encre depuis le début de la pandémie, sont reprochés au fondateur du groupe de chimie stéphanois SNF. Ce dernier est comparu le jeudi 3 juin 2021 devant le tribunal correctionnel de Saint-Étienne et, comme le rapporte Les Échos, il risque une amende de 50.000 euros. Il avait en effet proposé cette substance aux salariés contaminés par le coronavirus, lequel sévit dans le monde depuis déjà plus d’un an et demi.

«Ce produit est la solution»

Les faits remontent au printemps 2020, soit la période où l’utilisation de l’hydroxychloroquine était en avant-scène des discussions dans le pays, notamment suite à l’attitude du médecin Didier Raoult. Le magazine Complément d’enquête rapportait en mai 2020 que le chef d’entreprise en question, René Piche, avait en effet acheté un millier de comprimés. Dans une note alors adressée à ses cadres il indiquait que cette substance était «la solution» contre le virus qui avait déjà conduit à un premier confinement dans l’Hexagone.

​Les faits signalés en mars 2020, le mois suivant une plainte a été déposée par un syndicat. L’homme aujourd’hui âgé de 80 ans affirme pour sa défense qu’il voulait «sauver des vies».

Selon actu.fr, la société quant à elle assure que les initiatives de René Piche n’engagent que lui et que la direction ne l’avait en rien approuvé.

Controverse autour de la chloroquine

Dans le décret n°2020-314 du 25 mars 2020, l’utilisation d’hydroxychloroquine afin de traiter les patients atteints du Covid-19 en France a été autorisée, ce dont le Dr Raoult, fervent défenseur du médicament, s’était alors félicité.

Toutefois, une révision de l’attituden’a pas tardé.

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