Faits «isolés» d'«individus ultraviolents»: Macron réagit à la gifle qu'il a reçue

Au micro du Dauphiné Libéré, le chef de l’État a réagi à la gifle qui lui a été infligée ce 8 juin, alors qu’il était en déplacement à Tain-l’Hermitage. Il a notamment fait remarquer que les personnes ultraviolentes ne devaient pas prendre possession du débat public, ajoutant qu’elles ne le méritaient d’ailleurs pas.
Sputnik

Emmanuel Macron a voulu «relativiser» mardi la gifle reçue par un homme lors d'un déplacement à Tain-L'Hermitage, dénonçant des «faits isolés», commis par «des individus ultraviolents» qui ne doivent pas, selon lui, «prendre possession du débat public».

«Je ne voudrais pas que des individus isolés ou des gens qui vont vers les extrêmes puissent, en quelque sorte, faire oublier le reste», a-t-il tempéré dans un entretien au Dauphiné, ajoutant que ce type d'agression ne l'arrêterait pas.

«Ne laissons pas des faits isolés, des individus ultraviolents, comme il y en toujours quelques-uns dans les manifestations aussi, prendre possession du débat public: ils ne le méritent pas», a exhorté le chef de l'État.

Appelant à «relativiser cet incident qui est, je pense, un fait isolé», M.Macron a souligné la nécessité de «respecter les fonctions dans la République».

«Les fonctions, quelles qu'elles soient, sont plus grandes que nous et ne doivent pas faire l'objet d'agression particulière», a-t-il plaidé, en faisant le parallèle avec les cas d'agressions de maires qui ont rythmé l'actualité ces derniers mois.

«C'est de la bêtise. Et quand la bêtise s'allie à la violence, c'est inacceptable», a-t-il tancé dans la soirée, en se livrant à un long bain de foule à Valence en compagnie de son épouse Brigitte.

«Je vais toujours au contact»

Quant à d'éventuelles appréhensions à retourner au contact des Français, M.Macron a dit n'en nourrir «aucune». «Moi je continuerai à aller partout», a-t-il assuré.

«Je vais toujours au contact, à portée d'engueulade comme je dis. Et j'y tiens. Les gens m'expriment leur colère, parfois leur désarroi et je suis toujours là», a-t-il insisté, appelant à «ne rien céder à la violence».
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