Lors de son premier grand retour sur la scène politique samedi 5 juin pendant la convention annuelle du Parti républicain en Caroline du Nord, Donald Trump s’en est pris à l’administration démocrate et à Joe Biden en personne.
Selon l’ex-Président américain, l’administration Biden «apprécie moins l’Amérique». Pour étayer son affirmation, il a rappelé le refus de Joe Biden de construire l’oléoduc Keystone XL entraînant, par conséquent, la perte de 48.000 emplois.
Il a ajouté qu’a contrario le dirigeant américain «permettait» à la Russie de terminer la construction du Nord Stream 2.
«Il a renoncé à la construction de notre pipeline, mais a approuvé le pipeline russe», a-t-il signalé.
Donald Trump a noté qu’il avait de bonnes relations avec Vladimir Poutine, mais que «personne n’a été aussi sévère avec la Russie» que lui. Il a affirmé que les «négociateurs chinois» et le dirigeant russe «se moquaient» de Biden et «humiliaient» les États-Unis.
Fin des travaux sur la première conduite du Nord Stream 2
Vendredi 4 juin, Vladimir Poutine a annoncé lors d’une séance plénière du Forum économique international de Saint-Pétersbourg que la première conduite du Nord Stream 2 était achevée et que Gazprom était prêt à la mettre en marche.
«La pose des tubes de la première conduite du gazoduc Nord Stream 2 a été achevée. Les travaux sur la seconde conduite continuent», a-t-il indiqué.
Ne pas nuire aux liens avec l’Europe
Bien que les États-Unis s’opposent à ce projet en souhaitant promouvoir les ventes de leur gaz naturel liquéfié et aient laissé planer au mois de mai la menace de nouvelles mesures punitives, l’administration Biden a finalement décidé de ne pas sanctionner l’opérateur du projet Nord Stream 2 AG et son directeur général Matthias Warnig.
En pleine préparation de sa première visite en Europe et de sa première rencontre avec Vladimir Poutine fixée pour le 16 juin, Joe Biden a déclaré le 25 mai aux journalistes qu’il était opposé au Nord Stream 2 depuis sa création, mais qu’il avait renoncé à prendre des sanctions parce que le projet était presque achevé au moment où il a pris ses fonctions et qu’une telle mesure aurait pu nuire aux relations entre les États-Unis et l’Europe.