Un détenu condamné pour viol avoue avoir attaqué une femme au marteau pendant sa permission

En permission de sortie, un détenu incarcéré à la prison de Melun s’est présenté dans un commissariat pour reconnaitre sa culpabilité dans l’attaque d’une femme avec un marteau en Seine-et-Marne. C’était son cinquième jour de sortie. Une enquête est en cours.
Sputnik

Une femme a été gravement blessée le 31 mai en Seine-et-Marne par un inconnu qui l’a frappée avec marteau. Un individu en permission de sortie, condamné pour viol, s’est plus tard présenté au commissariat pour plaider coupable, rapporte Le Figaro.

Âgée de 57 ans, elle se promenait le long du canal du Loing à la Genevraye, le 31 mai, lorsqu’elle a été agressée. Il lui a volé son téléphone portable et asséné plusieurs coups de marteau. La femme a été blessée au niveau du front. Elle présentait également une plaie ouverte au crâne. En état de choc, elle peinait à parler, précise le quotidien. La victime a dû être hospitalisée.

Trois heures plus tard, un homme de 34 ans s’est rendu au commissariat de Nemours (Seine-et-Marne) où il a avoué l’attaque. Il a également affirmé avoir jeté son arme dans le canal. Pour l’heure, rien n’indique l’existence d’un lien entre l’agresseur et la victime.

La règle des permissions, une notion précise

Le suspect a été condamné en 2016 pour viol et devait faire l’objet d’un suivi socio-judicaire. Incarcéré à la prison de Melun, il était en permission de sortie depuis le 27 mai, souligne le quotidien. Le jour des faits, il en était à son cinquième jour de sortie.

Le Code de procédure pénale prévoit diverses modalités de permission de sortie pour les détenus en fonction de la peine déjà purgée et de la raison invoquée.

Les personnes des centres de détention ont le droit à des permissions une fois qu’elles ont purgé le tiers de leur peine. Elles peuvent alors profiter de jusqu’à cinq jours de sortie, et d’une dizaine de jours une fois par an.

Par ailleurs, la législation indique que si le détenu purge une peine d’une durée supérieure à cinq ans, il peut obtenir une permission de sortie d’une durée maximale de trois jours lorsqu’il a exécuté la moitié de sa peine en cas de maladie grave ou du décès d'un membre de sa famille proche, ou de la naissance d’un enfant, détaille l’article D143-5 du Code de procédure pénale.

Bien que la date exacte de son incarcération ne soit pas connue, il aurait déjà purgé la moitié de sa peine.

Examen médical

L’homme a été placé en garde à vue et devra subir une expertise psychiatrique, ajoute Le Figaro. En général, les détenus doivent faire l'objet d’une expertise psychiatrique en vue d’obtenir une permission de sortie, mais dans certains cas ils peuvent en être exemptés.

L’examen concerne «toutes personnes condamnées [avec un suivi socio-judiciaire, ndlr] notamment pour des faits de vols à main armée, de dégradations aggravées, de violences ou de menaces commises dans un contexte familial», stipule un texte de la 14e législature de l’Assemblée nationale.

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