Soupçons de projet terroriste: quatre Russes en garde à vue libérés sans poursuites

Quatre personnes d'origine tchétchène, trois mineurs et un majeur, ont été relâchées sans poursuite à ce stade après leur garde à vue dans le cadre d'une enquête antiterroriste sur des soupçons de préparation d'action violente, a appris l'AFP vendredi de source judiciaire.
Sputnik

Ces quatre personnes nées en Russie avaient été interpellées mercredi matin par des policiers de la DGSI (renseignement intérieur), dans le cadre d'une enquête préliminaire du Parquet national antiterroriste (Pnat) pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Trois de ces quatre hommes avaient été arrêtés à Strasbourg, le quatrième en périphérie de cette ville, avait précisé une source proche de l'enquête.

Tous ont été placés en garde à vue car ils étaient «soupçonnés d'avoir préparé un projet d'action violente», et des «supports numériques» ont été saisis en perquisition, avait indiqué une source judiciaire.

Ces quatre personnes, toutes nées dans le Caucase russe, ont 16, 17 et 18 ans.

Mesures après le meurtre de Samuel Paty

Depuis plusieurs mois, après l'assassinat mi-octobre du professeur Samuel Paty par un jeune réfugié tchétchène, Abdoullakh Anzorov, les autorités françaises ont mis l'accent sur les Tchétchènes de France, en accélérant les procédures d'expulsion de ceux qui sont soupçonnés de radicalisation.

«On a l'impression d'être poursuivis pour notre origine. (...) On est désignés coupables de manière collective pour l'acte ignoble d'une seule personne», déplorait auprès de l'AFP mi-mai Chamil Albakov, porte-parole de l'assemblée des Tchétchènes d'Europe.

Fin avril, trois personnes, deux originaires de Russie et une de Géorgie, pour partie issues de la communauté tchétchène, avaient été mises en examen et écrouées pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle» et «financement du terrorisme».

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