Le président du Forum de Davos «est à la tête de l’aile bolchevique des élites occidentales, les plus radicaux»

Que pouvons-nous apprendre de l’avenir de l’humanité en analysant le personnage de Klaus Schwab, président du Forum économique mondial de Davos et auteur de «Covid-19 : The Great Reset»? Décryptage de Modeste Schwartz, auteur du livre «Le Magicien de Davos», pour le Désordre mondial.
Sputnik

Qui est réellement Klaus Schwab et comment ses idées sont-elles devenues si influentes en pleine pandémie de Covid-19? Ce discret économiste allemand, fondateur et président du Forum économique mondial de Davos, semble avoir été très clairvoyant sur la manière dont les gouvernements du monde entier réagiraient à la crise sanitaire.

Après avoir publié Covid-19: The Great Reset (Covid-19: La grande réinitialisation) en juin 2020, il a écrit sur le site web du Forum de Davos: «Un aspect positif de la pandémie est qu’elle a montré à quelle vitesse nous pouvons apporter des changements radicaux à nos modes de vie. Presque instantanément, la crise a contraint les entreprises et les particuliers à abandonner des pratiques longtemps considérées comme essentielles, des voyages fréquents en avion au travail dans un bureau.» 

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Oui, sauf que certains d’entre nous aimeraient bien revenir à leur vie d’avant et ne pas être embarqués de force dans ce Nouveau Monde, transformé et réimaginé par ceux qui se croient tout-puissants, comme Klaus Schwab. Quels sont ses objectifs? Qui est réellement cet homme? Et pourquoi nos dirigeants semblent-ils adhérer à ses idées? 

Modeste Schwartz, auteur du livre Le Magicien de Davos (Éd. Culture et Racines), explique qu’avant 2020, Klaus Schwab ne recherchait pas une grande publicité et qu’on pouvait avoir tendance à sous-estimer son influence.

«J’ai tendance à le comparer au Lénine d’avant-octobre 1917. C’est-à-dire ce qui correspond au rôle du secrétaire du Parti communiste. C’est lui qui produit la synthèse d’une pensée qui n’est pas en propre la sienne… Dans l’édifice de pouvoir qui s’est construit à Davos, ce n’est pas lui qui a les clés du coffre. Il n’est pas lui-même multimilliardaire, comme une bonne partie des adhérents de Davos», décrit Modeste Schwartz.

Comment Schwab a-t-il pu devenir si influent? L’auteur rappelle que le président du Forum économique mondial de Davos tenait à l’origine une chaire de management à l’Université de Genève:

«Son métier, c’est l’influence. Les techniques d’influence qui dominent le soft power occidental depuis plusieurs décennies, c’est en grande partie lui et les gens qu’il relaie et qu’il représente qui les ont rendues centrales.»

À quel niveau se place-t-il parmi les élites mondiales?

«Au sein de cette constellation des élites occidentales, je dirais que Schwab a fini par prendre la tête de ce que l’on pourrait appeler l’aile bolchevique –c’est à dire des plus radicaux, des plus activistes, ceux qui pensent qu’on ne peut pas laisser les choses se faire d’elles-mêmes mais qu’il faut forcer la main à l’histoire et au destin. C’est ce qu’ils sont en train de faire depuis mars 2020», considère Modeste Schwartz.
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