Les discussions entre l'Iran et l'AIEA se poursuivent

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a déclaré jeudi poursuivre ses négociations avec l'Iran pour prolonger de trois mois l'accord de surveillance des activités nucléaires de Téhéran, qui arrive à échéance vendredi, ajoutant qu'elle ferait le point dans les jours qui suivent.
Sputnik

Le directeur général de l'AIEA, Rafael Mariano Grossi, et le vice-président iranien et chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi, sont convenus le 21 février d'un accord technique bilatéral temporaire d'une durée maximale de trois mois.

«L'Agence et l'Iran sont actuellement en discussion concernant la mise en oeuvre de l'accord existant», a déclaré jeudi l'AIEA dans un communiqué.

«Le directeur général informera le Conseil des gouverneurs (de l'AIEA) dans les prochains jours».

L'accord que l'AIEA tente de prolonger fonctionne sur un système de type «boîte noire» dans laquelle les données sont collectées sans que l'AIEA puisse y accéder immédiatement.

Selon des diplomates, ce système comprend la surveillance en temps réel des niveaux d'enrichissement de l'uranium en Iran.

En parallèle, les discussions se poursuivent entre l’Iran, la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l’Allemagne et la Russie pour tenter de remettre sur les rails l'accord de 2015, qui prévoit des restrictions sur les activités nucléaires de l’Iran en échange de la levée de sanctions internationales.

L'accord a été compromis par l'annonce en 2018 du retrait des Etats-Unis sous la présidence de Donald Trump et le rétablissement de sanctions américaines.

Des discussions indirectes ont lieu entre l'Iran et les Etats-Unis.

Des progrès ont été réalisés dans les négociations, a fait savoir mercredi le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, à l'issue d'entretiens à Dublin avec son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif.

«Nous sommes dans une bien meilleure situation qu'il y a quelques mois», a-t-il observé.
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