Pour Joe Biden, le suprémacisme blanc est le plus meurtrier des terrorismes

Aux États-Unis, les crimes haineux commis par les Blanc sont la plus dangereuse menace terroriste, a lancé Joe Biden, tout en appelant à voter la réforme de la police, au nom de George Floyd, laquelle a déjà été adoptée par la Chambre des représentants.
Sputnik

Le terrorisme suprémaciste blanc est «la menace terroriste la plus meurtrière» aux États-Unis, a déclaré Joe Biden dans son discours consacré à divers problèmes auxquels les États-Unis font actuellement face et relayé sur le site de la Maison-Blanche.

Parmi ces problèmes, le Président américain a cité le terrorisme qui s’est étendu hors de l’Afghanistan depuis 2001, pays duquel Washington retire ses troupes:

«Al-Qaïda* et Daech* sont au Yémen, en Syrie, en Somalie et ailleurs en Afrique, au Moyen-Orient et au-delà.»

Cependant, le danger le plus important émane d’ailleurs:

«Nous n’ignorerons pas ce que nos propres agences de renseignement ont déterminé: la menace terroriste la plus meurtrière qui pèse sur la patrie aujourd’hui vient du terrorisme suprémaciste blanc», a-t-il déclaré.

Il a également appelé à promulguer la réforme de la police, au nom de George Floyd, «avant le premier anniversaire de sa mort».

Ce projet de loi inclut de nombreuses réformes de la police communautaire, y compris l'interdiction du profilage discriminatoire fondé sur la race ou la religion, l'utilisation obligatoire de caméras de tableau de bord et l'interdiction des étranglements, comme celui utilisé sur Floyd. Il a été adopté en mars et attend un vote du Sénat.

Racisme aux USA

Publié en novembre 2020, le rapport annuel du FBI (Federal Bureau of Investigation) a notamment livré les statistiques des crimes haineux dans le pays en 2019 pour les comparer avec ceux de toute la décennie.

Un crime de haine est défini dans le rapport comme une infraction «motivée par des préjugés envers la race, l'origine ethnique, l'ascendance, la religion, l'orientation sexuelle, le handicap, le sexe et l'identité de genre».

Les Noirs ont été la cible de crimes haineux plus que tout autre groupe aux États-Unis en 2019. Cependant, le FBI a déclaré que le nombre de crimes haineux contre les Afro-Américains avait légèrement chuté, à 1.930, contre 1.943 en 2018. Les crimes visant les Hispaniques ont augmenté de 8,7%, passant de 485 en 2018 à 527 en 2019, soit le nombre le plus élevé depuis 2010.

Sur les 4.930 victimes de crimes haineux motivés par la race ou l'appartenance ethnique, 48,5% ont été «victimes de crimes motivés par des préjugés anti-noirs ou anti-afro-américains», contre 15,7% comme «victimes de préjugés anti-blancs», 14,1% comme «victimes de préjugés anti-hispaniques ou anti-latinos» et 4,4% de «préjugés anti-asiatiques».

*Organisation terroriste interdite en Russie

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