Fausse tête de porc et véhicules de police dégradés à Rungis – photos

Des véhicules entreposés sur un parking de la préfecture de police de Rungis ont été vandalisés. Des insultes ont été taguées sur les carrosseries. Les syndicats dénoncent un climat de «haine anti-flic».
Sputnik

Alors même que Gérald Darmanin a annoncé un «renforcement de la sécurité» aux abords des commissariats et gendarmeries, suite à l’attentat de Rambouillet, plusieurs véhicules de police ont été vandalisés à Rungis, dans le Val-de-Marne, rapporte BFM TV. Les voitures étaient entreposées dans le parc automobile de la préfecture de police, une zone dédiée à leur réparation et entretien.

Une dizaine de véhicules ont été recouverts de peinture, tagués ou retournés. L’inscription «cochon» a été retrouvée sur l’un d’entre eux. Une fausse tête de porc empalée sur un manche à balai a également été découverte à proximité.

Le ou les auteurs des faits ont découpé le grillage pour s’introduire sur le site, rapporte Le Parisien.

«Les gars ont même laissé des confettis. Ils se croyaient à la kermesse!», explique un gardien de la paix au quotidien.

Les investigations ont été confiées à la sûreté territoriale du Val-de-Marne. Les enquêteurs espèrent pouvoir s’appuyer sur les images de vidéosurveillance pour identifier et retrouver les coupables. Aucune interpellation n’a encore eu lieu.

Contacté par Sputnik, le commissariat de police nationale de l’Hay-les-Roses, dont la circonscription recouvre Rungis, nous explique que la sûreté territoriale a la capacité «d’évoquer» des affaires, et donc de se saisir d’un dossier lorsque celui-ci l’intéresse. La salle de commandement de la préfecture de police nous précise quant à elle qu’il s’agit «sans doute d’une affaire plus importante». La sûreté départementale n’a pas souhaité nous informer de l’avancée de l’enquête, ni si un renforcement des mesures est prévu autour des parcs automobiles du Val-de-Marne.

Climat anti-flic

Du côté des syndicats, on dénonce un acte symptomatique d’un climat d’hostilité à l’encontre des forces de l’ordre. Alliance Police 94 a ainsi fustigé sur son compte Facebook un «contexte de haine anti-flic quotidien», alors qu’Alternative Police CFDT Île-de-France demande pour sa part des «mesures fortes et réelles afin d’assurer la protection des fonctionnaires».

Ces dernières semaines, d’autres incidents touchant les forces de l’ordre avaient déjà fait monter les politiques au créneau. L’affichage de photos de policiers et de leurs épouses dans un hall d’immeuble en Seine-Saint-Denis avait notamment suscité l’indignation du ministre de l’Intérieur. Devant les parlementaires, Gérald Darmanin avait dénoncé une «honte pour la République». Ces phénomènes de divulgation d’identité se sont pourtant répétés depuis lors.

Ce 23 avril, l’attentat de Rambouillet avait également laissé entrevoir le ras-le-bol des forces de l’ordre. Sur BFM TV, Denis Jacob du syndicat Alternative Police CFDT avait demandé à que soit mise en place une «grande cause nationale de soutien pour la police».

Discuter