La Russie rappelle à l’Onu que ses instructeurs se trouvent légalement en Centrafrique

Les instructeurs russes continuent leur mission en Centrafrique à titre légal en formant les soldats des forces armées de ce pays, a fait savoir le ministère russe des Affaires étrangères. Des experts de l'Onu ont récemment fait part de leurs inquiétudes sur de possibles violations des droits humains par les paramilitaires.
Sputnik

Dans une interview accordée à Deutsche Welle, Alexandre Bikantov, directeur adjoint du département de l'information et de la presse du ministère russe des Affaires étrangères, a fait le point sur la présence en Centrafrique de militaires et civils russes qui forment les forces locales.

«Cette catégorie de spécialistes [instructeurs, ndlr] se trouve légalement dans ce pays, la base légale de leur séjour étant leurs contrats conclus avec le ministère centrafricain de la Défense», a déclaré le diplomate.

M.Bikantov a rappelé que cinq instructeurs militaires et 170 instructeurs civils avaient été envoyés en Centrafrique en 2018. Par la suite, leur présence a été augmentée et a atteint 235 personnes au total. Fin 2020, à la veille des élections du 27 décembre, 300 instructeurs supplémentaires y avaient été déployés.

La Russie réitère que ces instructeurs ont pour mission de former les soldats chargés de garantir la sécurité.

M.Bikantov a dit qu’ils continuaient leur mission en «prenant en compte les souhaits des autorités centrafricaines».

D’après le diplomate, pour le moment «la situation s’est globalement stabilisée». Les rebelles ont été repoussés vers les régions frontalières, plus de 30 villages ont été libérés des groupes armés illégaux en mars.

Le rapport des experts de l’Onu

Fin mars, un groupe d'experts des Nations unies a dévoilé un rapport faisant état de violations des droits de l'Homme en Centrafrique. Le rapport impute ces actions aux milices privées recrutées par le gouvernement centrafricain. Des actions exécutées conjointement avec les forces armées centrafricaines et, dans certains cas, avec les forces de maintien de la paix des Nations unies.

Parmi les violations évoquées figurent notamment des exécutions de masse, des détentions arbitraires, des tortures pendant les interrogatoires et des déplacements forcés de population.

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