Les Pays-Bas suspendent l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca pour les moins de 60 ans

Après la France et l’Allemagne, les Pays-Bas vont restreindre la vaccination par AstraZeneca à cause des effets secondaires. Le vaccin ne sera donc administré qu’aux plus de 60 ans au moins jusqu'au 7 avril et 10.000 rendez-vous de vaccination vont être annulés.
Sputnik

Suite à plusieurs cas de caillots sanguins, les Pays-Bas ont annoncé ce vendredi 2 avril la suspension de l’administration du vaccin AstraZeneca pour les moins de 60 ans jusqu'au 7 avril.

«La cause immédiate pour cette décision est la notification de cas de thromboses associées à de faibles numérations plaquettaires après des vaccinations», indique le service de santé publique GGD.

Selon le communiqué, 10.000 rendez-vous de vaccination doivent ainsi être annulés immédiatement. Les personnes qui avaient des rendez-vous au GGD prévus dans les prochains jours seront averties par téléphone ou SMS.

Cinq cas de thrombose dont un décès

L’annonce intervient après que le pays a enregistré cinq nouveaux cas de thrombose chez les femmes âgées de 25 à 65 ans suite à une injection à l’AstraZeneca, selon le centre Lareb, chargé d'identifier les risques liés à l'utilisation des médicaments aux Pays-Bas.

L’une d’elle est décédée après avoir développé une embolie pulmonaire.

Un vaccin à utilisation restreinte

Alors que l'Agence européenne des médicaments (EMA) enquête sur la préparation du groupe suédo-britannique et estime possible de poursuivre son utilisation, plusieurs pays ont décidé de le suspendre.

Le 30 mars, Berlin a interrompu l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca pour les patients de moins de 60 ans à cause «de rares effets indésirables graves».

En France, depuis le 19 mars, le vaccin est administré uniquement aux personnes de 55 ans et plus. Le pays a récemment recensé trois nouveaux cas de thromboses atypiques et deux décès supplémentaires associés à cette préparation. Au total, 12 cas, dont quatre décès, y sont survenus depuis le début de la vaccination.

Aux États-Unis, où le vaccin n'est pas encore autorisé, le principal expert en maladies infectieuses, Anthony Fauci, n’exclut pas de ne pas l’utiliser même en cas de feu vert des autorités sanitaires.

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