Après Marseille, un carnaval non autorisé réunit des centaines de participants dans l’Hérault

Après un autre carnaval illégal à Marseille, c’est Sète, dans l’Hérault, qui a attiré l’attention avec un défilé non autorisé de quelques centaines de participants qui ne respectaient pas les mesures de distanciation et de protection. Bruno Le Maire a condamné le rassemblement.
Sputnik

Les restrictions sanitaires liées au coronavirus n’ont pas arrêté quelques carnavaliers téméraires dans l’Hérault. Plusieurs centaines de personnes ont participé à un défilé dans les rues de Sète le 28 mars, rapporte Franceinfo.

Selon le média, ce rassemblement traditionnel, baptisé «Karnaval sauvage», a réuni environ 200 personnes qui ont assisté à des chorégraphies d'artistes, des chansons et des numéros de cirque.

La radio précise que près de la moitié des participants ne portaient pas de masque de protection et ne respectaient pas les mesures sanitaires imposées.

La police municipale, qui sécurisait le cortège, est intervenue pour l’arrêter devant le théâtre, sans pour autant verbaliser ou disperser les carnavaliers.

Un peu plus tard, selon Franceinfo, les forces de l’ordre ont demandé aux participants de se disperser, les menaçant d’une intervention des CRS.

De son côté, la préfecture de l’Hérault, citée par le média, a annoncé en début de soirée du 28 mars six contraventions et deux interpellations pour ivresse sur la voie publique. Le préfet du département a dénoncé l’«irresponsabilité des participants» dans une publication faite sur son compte Twitter.

Bruno Le Maire condamne ces festivités

Dans la foulée, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, invité ce 29 mars sur Franceinfo, a lui aussi condamné la tenue de tels rassemblements en pleine pandémie.

«Je veux dénoncer l’irresponsabilité totale de ceux qui font des carnavals, ils ne font que menacer la santé des autres. Je trouve que c’est une attitude fortement condamnable parce qu’elle touche la santé de leurs proches», a-t-il déclaré.

Deux carnavals interdits

Franceinfo relate que deux carnavals avaient été initialement prévus sur Montpellier le 27 mars, mais la préfecture du département avait interdit le 26 mars leur tenue par un arrêté. Pourtant la dizaine de premiers participants est arrivée sur place, bravant l’interdiction, et a rapidement été dissuadée par les forces de l’ordre.

Environ 6.500 participants à Marseille

Ce n’est pas le premier événement de ce genre organisé en pleine pandémie. Un défilé illégal a eu lieu le 21 mars à Marseille avec quelque 6.500 participants, réunis sans masque. Les festivités ont suscité de vives réactions dans le monde politique.

Trois jours après ce carnaval, quatre hommes ont été condamnés en comparution immédiate pour des feux de poubelles, des violences sur policiers ou rébellion, et un cinquième a été relaxé.

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