Moscou se dit prêt à répliquer aux sanctions canadiennes dans l’affaire Navalny

Après Washington et Bruxelles, Ottawa a également imposé de nouvelles sanctions à l’encontre de responsables russes suite à l’affaire Navalny. Moscou s’est dit prêt à riposter.
Sputnik

Moscou considère les sanctions canadiennes imposées ce 24 mars comme illégales et prendra des mesures de rétorsion, a assuré à Sputnik le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov.

Plutôt dans la journée, le ministère canadien des Affaires étrangères a annoncé l’imposition de nouvelles sanctions contre des responsables russes en raison de «la détérioration de la situation des droits de l'homme» en Russie.

La liste des sanctions

La liste des sanctions comprend neuf hauts responsables russes, considérés comme ayant été impliqués dans l'interpellation et la condamnation d'Alexeï Navalny.

Sont visés le directeur du Service fédéral de sécurité (FSB) Alexandre Bortnikov, le directeur du service pénitentiaire fédéral russe Alexandre Kalachnikov, le chef adjoint de l'administration présidentielle Sergueï Kirienko, ainsi que le procureur général Igor Krasnov. Les vice-ministres de la défense Alexeï Krivoruchko et Pavel Popov, le chef de la direction des affaires intérieures de l’administration présidentielle Andreï Yarin, le directeur de la Garde nationale Viktor Zolotov et l'envoyé présidentiel pour la Sibérie Sergueï Menyailo figurent également dans la liste.

L’ambassade de Russie au Canada a condamné les sanctions anti-russes:

«Nous condamnons une autre série de sanctions anti-russes imposées par le Canada qui sont absolument illégales au regard du droit international et dénuées de sens pour faire pression sur la Russie. Le langage des sanctions est contre-productif. Il est certain que cette démarche hostile, qui cause des dommages supplémentaires à des relations bilatérales déjà problématiques, ne restera pas sans une réponse adéquate.»

Sanctions occidentales

Début mars, Washington et Bruxelles ont imposé une nouvelle série de sanctions vis-à-vis de responsables et entités russes qui, d’après eux, seraient impliqués dans l'empoisonnement présumé et la condamnation à de la prison de l’opposant et blogueur Alexeï Navalny. Des mesures qualifiées par M.Peskov d’«ingérence» dans les affaires intérieures de la Russie.

En 2014, Navalny avait été reconnu coupable d’escroquerie dans l’affaire Yves Rocher. Le 2 février dernier, la justice russe a remplacé sa peine avec sursis par de la prison ferme pour deux ans et huit mois, suite à la violation par l'opposant des conditions de son contrôle judiciaire.

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