Alors que la vaccination avec AstraZeneca reprend, 56% des Français n’en veulent plus

Le baromètre BVA-Orange-RTL fait état d’une inquiétude manifeste des Français à l’égard du vaccin d’AstraZeneca: seulement 44% d’entre eux se disent disposés à se faire vacciner avec le médicament britannico-suédois.
Sputnik

D’après le baromètre BVA-Orange-RTL réalisé les 17 et 18 mars sur un échantillon représentatif de 1.001 personnes, le vaccin du laboratoire britannico-suédois AstraZeneca, dont la suspension en France avait été annoncée lundi 15 mars avant d’être rétabli, ne bénéficie pas de la confiance de la population.

Le sondage fait état d’«une inquiétude manifeste à l’égard du vaccin d’AstraZeneca».

«44% des Français se montrent disposés à se faire vacciner par son intermédiaire après autorisation par l’Autorité européenne des médicaments, tandis que 56% affichent leur hostilité», indique le sondage.

«31% parce qu’ils sont de toute manière opposés à l’idée de se faire vacciner, mais 25% en raison du vaccin lui-même (si c’était un vaccin d’un autre laboratoire, ils accepteraient de se faire vacciner sans problème).»

Rassurer les Français à tout prix

En France, la vaccination avec ce produit reprend ce vendredi après-midi. Pour donner l’exemple à ses concitoyens, le Premier ministre prévoit de se faire vacciner le jour-même.

Jean Castex, qui a 55 ans, voulait initialement attendre son tour, mais a changé d’avis en début de semaine pour tenter de relancer l’adhésion des Français à la campagne de vaccination.

Pour l’instant, un tel exemple n’a été donné que par un seul membre de l’exécutif: Olivier Véran, qui a reçu sa première dose début février.

Dans un courrier adressé au président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, une quarantaine de députés La République en marche se sont dit prêts à se faire vacciner avec AstraZeneca.

«Nous devons à tout prix rassurer les Français», indique le message.

L’OMS et l’EMA recommandent la reprise

Mercredi 17 mars, l’Organisation mondiale de la santé a recommandé de continuer d’utiliser le vaccin d’AstraZeneca, alors qu’il avait été suspendu par de nombreux pays, dont la France, en lien avec des soupçons de troubles de coagulation sanguines chez certains personnes vaccinées.

Jeudi 18 mars, l’Agence européenne des médicaments a confirmé que le vaccin était «sûr et efficace».

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