«Faire payer à la France»: interpellation de deux jeunes soupçonnés de projeter des attentats

Un mineur et un jeune majeur ont été interpellés, l’un en région parisienne et l’autre à Marseille. Ils sont soupçonnés chacun d’un projet d’action violente, d'après des informations du Parisien.
Sputnik

Les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont interpellé le 10 mars deux jeunes, âgés de 17 et 18 ans, soupçonnés de préparer chacun un attentat terroriste, notamment contre des militaires, fait savoir Le Parisien.

Ils ont comparu devant un juge antiterroriste ce 13 mars en vue d'une mise en examen pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle».

«Ils présentent tous deux des profils de jeunes actifs sur les réseaux sociaux et sont dans une certaine dérive personnelle», a déclaré une source proche des investigations.

Les deux projets d'attentats ont été déjoués en l'espace d'une semaine. Selon des sources proches de l'enquête, le mineur et le jeune majeur ont été interpellés à Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, et à Marseille. Ils ont été placés en garde à vue dans le cadre de deux enquêtes antiterroristes distinctes, soupçonnés d’avoir envisagé des actions violentes.

Les premiers projets d'attentats islamistes de l'année

Le jeune homme mineur a reconnu qu'il visait des cibles militaires, notamment des soldats en faction, par haine de la France. Interpellé chez sa mère à Mantes-la-Jolie, l'adolescent a déclaré sa volonté de «faire payer à la France» sa participation à la coalition anti-Daech* sur une chaîne Telegram regroupant des personnes radicalisées, poursuit Le Parisien.

Le second suspect détenait à son domicile, à Marseille, de la documentation de «propagande terroriste», explique Le Parisien. D'après de premières informations, ce Franco-algérien avait initialement pour projet de rejoindre la zone irako-syrienne, mais aurait dernièrement renoncé à son projet pour se tourner vers l’action violente en France.

«Nous devons actuellement faire face à des attaques meurtrières bien moins organisées, mais plus difficiles à anticiper du fait de profils plus imprévisibles et souvent assez instables», avait précédemment expliqué au Parisien un juge antiterroriste, constatant «un très net rajeunissement des auteurs».

Ces deux affaires constituent les premiers projets d'attentats islamistes déjoués depuis le début de l'année, souligne le média.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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