L'ambassadrice britannique s'attire les foudres de Pékin après un article jugé «inapproprié»

Le ministère chinois des Affaires étrangères a annoncé avoir convoqué l’ambassadrice britannique en Chine pour exprimer son désaccord avec un article «plein d’arrogance et de préjugés» qu’elle avait publié sur internet.
Sputnik

L’ambassadrice du Royaume-Uni à Pékin, Caroline Elizabeth Wilson, s’est vu remettre une note suite à la publication d’un «article inapproprié» sur les réseaux sociaux, a annoncé ce mardi 9 mars le ministère chinois des Affaires étrangères.

«Le 9 mars, le chef du département des affaires européennes du ministère des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur britannique en Chine pour déposer une représentation solennelle concernant la publication d’un article inapproprié sur les réseaux sociaux», indique le ministère dans un communiqué.

L’article en question a été publié la semaine dernière sur le compte officiel de l'ambassade britannique sur WeChat sur fond de relations déjà tendues entre Londres et Pékin.

«De fausses informations» diffusées au nom de la liberté d’expression?

Dans son texte, rédigé en chinois, l’ambassadrice estime que la couverture médiatique critique des événements en Chine joue un rôle positif, défendant les médias étrangers, notamment la chaîne de télévision BBC, qui a récemment fait l'objet de vives critiques de la part des autorités chinoises pour de prétendus faux reportages sur la Chine.

Selon le ministère chinois, ce texte écrit sur «un ton arrogant d’un mentor […] a suscité un mécontentement général dans la société chinoise et a été vivement critiqué».

«Le gouvernement et le peuple chinois ne se sont jamais opposés aux médias étrangers, mais aux fausses informations diffusées sous le prétexte de la liberté d’expression pour attaquer vicieusement la Chine, le Parti communiste chinois et le système chinois», est-il indiqué dans le document.

Le ministère considère que l’article publié par l’ambassadrice est plein «de préjugés idéologiques» et «basé sur deux poids deux mesures». Il a appelé la diplomate à «réfléchir profondément à ses responsabilités, définir ses positions et faire davantage de choses qui favorisent le développement des relations bilatérales».

Début février, le régulateur britannique des médias Ofcom a annoncé avoir retiré la licence accordée à la chaîne publique chinoise d'information en anglais China Global Television Network (CGTN). Quelques jours plus tard, la Chine, en guise de réponse, a interdit la diffusion de la chaîne BBC sur le sol chinois.

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