L’avocat de l’adolescente ayant accusé Samuel Paty d’islamophobie détaille les circonstances de son mensonge

L’adolescente qui a accusé Samuel Paty d’islamophobie n’a en fait jamais assisté au cours sur les caricatures. Son avocat a détaillé sur BFM TV les circonstances de ce mensonge aux conséquences dramatiques.
Sputnik

«Bouleversée, meurtrie»: tel est l’état de l’adolescente de 13 ans à l’origine de la polémique autour de la présentation de caricatures de Mahomet par Samuel Paty, laquelle a conduit à sa décapitation par un terroriste. Son avocat Me Mbeko Tabula s’est exprimé dimanche 7 mars sur BFM TV sur ce qui a conduit sa cliente à s’enfoncer dans un mensonge.

«Elle avait des désaccords avec M. Paty mais jamais, au grand jamais elle n’a souhaité sa mort», assure l’avocat, qui dément toute responsabilité de sa cliente concernant la mort du professeur.

«C'est un mensonge et rien d'autre. Elle n'a fourni aucun élément en matière d'armes, de logistique. Elle n'a pas participé de loin ou de près à l'organisation de la décapitation», insiste-t-il.

Comme l’a révélé Le Parisien, l’adolescente a dénoncé le cours de son professeur d’histoire-géo sans avoir assisté à celui-ci. Elle se trouvait alors exclue de l’établissement pour une durée de deux jours en raison de son comportement, mais elle a livré une autre version des faits à son père. Elle a été mise en examen pour «dénonciation calomnieuse».

Porte-parole

Selon Me Tabula, sa cliente a été portée par ses camarades de classe en tant que «porte-parole de leur malaise». «Des camarades ont déclaré qu'elle n'était pas présente, d'autres qu'elle était présente. Elle s'est sentie portée par une forme de représentation, par un mandat pour raconter ce que ses camarades ont vu et dénoncer d'après eux le comportement du professeur», explique-t-il.

L’adolescente est aujourd’hui scolarisée dans un autre établissement, où elle «reçoit des menaces, des injures», poursuit l’avocat. «Sa famille et ses amis sont là pour l’aider à se reconstruire», conclut-il, précisant qu’il ne faut pas «l’accabler» sans pour autant «minimiser son comportement».

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