Le SARS-CoV-2 peut résister aux anticorps après trois mois passés dans le sérum d’un ancien malade, indique une étude

Introduit dans le sérum d’un ancien malade du Covid-19 présentant des anticorps, le SARS-CoV-2 a développé une mutation au bout de 80e jour de l’expérience, identique au variant sud-africain. Cette transformation a rendu le virus complètement résistant aux anticorps présents dans le sérum, rapporte une étude publiée dans biorxiv.
Sputnik

Réalisée par des chercheurs italiens, une expérience montre que le SARS-CoV-2 est capable de muter in vitro en moins de 80 jours dans un sérum riche en anticorps, indique une étude publiée dans biorxiv.

Le sérum d’un ancien malade du Covid-19, qui présentait les meilleurs anticorps contre la version classique du coronavirus, a été utilisé dans le cadre d’une étude menée par l’équipe du Dr Rappuoli. Ensuite, le virus a été injecté dans ce liquide.

Au premier jour de l’expérience, la présence des anticorps était si forte que le sérum dilué 640 fois n’a pas permis au virus de se multiplier. Il a développé sa première mutation au niveau de la protéine Spike au 45e jour. Le virus est ainsi devenu plus résistant aux anticorps.

Résistance totale

Plusieurs dizaines de jours plus tard, les chercheurs ont observé l’apparition de la mutation E484K, notamment responsable de l’apparition de la souche sud-africaine. Vers le 80e jour, l’insertion d’une séquence d’acides aminés a rendu le virus totalement résistant au sérum.

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