Paris s'oppose à une quasi-fermeture des frontières par Berlin avec la Moselle

Après que l'Allemagne a classé la Moselle comme «zone de circulation de variants», la partie française a demandé à Berlin d'éviter les contrôles «stricts», équivalant à une «quasi-fermeture» de la frontière.
Sputnik

L'Allemagne a classé ce dimanche en zone à haut risque la Moselle, un des départements français les plus touchés par l'épidémie de Covid-19, a annoncé le secrétaire d'État français aux Affaires européennes Clément Beaune, demandant à Berlin d'éviter les contrôles «stricts» à la frontière.

«Les autorités allemandes viennent de classer la Moselle comme zone de circulation du variant [...] ce qui implique normalement des mesures extrêmement strictes de quasi-fermeture des frontières [...]. Cela, on n'en veut pas», a-t-il déclaré sur France Inter.

Auparavant, le président de la région Grand Est Jean Rottner s'était déclaré sur Franceinfo «surpris par la décision extrêmement brutale» et «unilatérale» de Berlin, qui signifie que la seule possibilité pour les Mosellans de passer la frontière serait de montrer un test PCR négatif de moins de 24 heures, y compris pour les 16.000 travailleurs frontaliers.

Des négociations seraient en cours

Le député LREM de Moselle-Est Christophe Arend a déjà estimé que ce serait «ingérable». Pour sa part, BFM TV affirme que des «négociations ardues» sont en cours entre Berlin et Paris, notamment sur la nature du test qui sera imposé. La France souhaiterait ainsi un test antigénique, et non un test PCR quotidien.

Plus tôt dans la semaine, le Premier ministre Jean Castex avait confirmé que la Moselle comptait 60% de cas du variant sud-africain. Sous la pression de l'Allemagne voisine, la France avait demandé des tests PCR négatifs de moins de 72h pour tout Français revenant d'Allemagne, une mesure qui devait entrer en vigueur lundi 1er mars, mais n'englobait pas les travailleurs frontaliers.

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