Un syndicat dénonce le manque de cohérence entre le discours de Véran et les mesures prises en Moselle

Au lendemain de la visite d’Olivier Véran en Moselle, qui a qualifié la situation d’«alarmante» dans le département, le préfet a annoncé que les écoles resteront ouvertes. Le syndicat d’enseignants SNES-FSU a dénoncé sur Franceinfo un manque de cohérence entre le discours du ministre et la décision de la préfecture.
Sputnik

Les écoles resteront ouvertes et les vacances scolaires ne seront pas avancées en Moselle, a annoncé le préfet samedi 13 février. La décision a provoqué l’indignation du syndicat d’enseignants SNES-FSU, dont le secrétaire académique de Nancy-Metz, Bruno Henry, s’est exprimé dans la même journée sur Franceinfo.

«Il n'y a pas de cohérence entre le discours qui a été tenu jeudi par le ministre de la Santé et les décisions qui ont été prises», estime-t-il.

En effet, Olivier Véran avait indiqué en conférence de presse que la situation en Moselle était «alarmante», en raison de la forte présence des variants sud-africain et brésilien, raison pour laquelle il s’y est rendu vendredi.

Au terme de sa visite, M.Véran a annoncé un renforcement de la politique de tests et de vaccination dans le département. Il a toutefois estimé qu’il lui faudrait consulter le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer avant de prendre une décision sur les écoles.

Évoquant un «feuilleton incompréhensible», Bruno Henry assure pourtant que «de nombreux élus locaux […] nous ont expliqué que la décision de la fermeture des écoles était prise». Le maire de Metz, François Grosdidier, a lui aussi réclamé la fermeture des écoles, en plus d’un reconfinement local.

Renforcement des mesures

Toujours sur Franceinfo, le représentant syndical réclame «des mesures plus importantes», indiquant que les variants s’attaquent davantage aux jeunes. Il déplore également que le nettoyage et la désinfection ne sont «pas toujours au top dans les établissements», qu’il explique par un manque de personnel. Enfin, il exprime un «ras-le-bol» du corps enseignant face à «un gouvernement qui semble un peu minimiser la situation».

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