Un Algérien retrouve sa mère en France après une séparation de 73 ans - vidéo

Abderrahmane, émigré algérien de 73 ans en Belgique, a rencontré sa mère Yamina pour la première fois à Lyon, après une séparation qui a débuté alors qu’il avait tout juste deux mois. Dans une vidéo réalisée par le consulat général d’Algérie en Belgique à l’occasion de leurs retrouvailles, ils livrent un témoignage émouvant.
Sputnik

Il en a rêvé chaque jour durant 73 ans et voilà que le miracle se réalise. Abderrahmane, émigré algérien en Belgique, a enfin retrouvé sa mère qu’il avait perdue alors qu’il était encore un nourrisson de deux mois. Père de cinq enfants et grand-père et de dix petits-enfants, il a pu serrer sa mère dans ses bras pour la première fois de sa vie, après une attente de 73 ans durant laquelle «il n’avait jamais perdu espoir» de la retrouver, affirme-t-il dans une vidéo réalisée par le consulat général d’Algérie à Bruxelles à l’occasion des retrouvailles.

«Ma mère m’a quitté deux mois après ma naissance à cause de mon père qui était violent avec elle», explique Abderrahmane, ajoutant qu’elle «m’avait confié à ma grand-mère que j’ai toujours pris pour ma mère».

«Ce n’est qu’à l’âge de quatorze ans que j’ai su la vérité», ajoute-t-il, précisant que depuis, il n’a cessé de la rechercher en Algérie, puis en France, après avoir choisi d’émigrer en Belgique.

«Je n’ai jamais perdu espoir de la retrouver malgré son âge avancé, quelque chose au fond de moi me disait qu’elle était toujours en vie».

Retrouvée dans une maison de repos à Lyon

Dernièrement, son fils Hafid avait posté un avis de recherche sur le Net à la suite duquel il a reçu un message de la ville de Lyon lui indiquant que sa mère âgée de 93 ans était prise en charge dans une maison de repos suite à une attaque cérébrale.

Abderrahmane a récupéré sa mère qui vit actuellement avec lui en Belgique. Ils envisagent de voyager ensemble en Algérie. Le consul d’Algérie à Bruxelles lui a remis en mains propres son premier passeport algérien.

Née en 1928, Mme Yamina a quitté l’Algérie à l’âge de 22 ans avec sa carte d’identité française. Elle a accompagné la famille française qui l’avait reçu à Alger et chez laquelle elle a travaillé après avoir fui le domicile familial.

Actuellement entourée de sa famille, elle se dit «heureuse et en sécurité» comme elle ne l’a «jamais été de sa vie».
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