Les coffeeshops d’Amsterdam seront-ils interdits aux touristes étrangers?

Afin d’embellir l’image d’Amsterdam et de mieux contrôler son marché du cannabis, la maire de la capitale des Pays-Bas, Femke Halsema, a proposé -dans une lettre adressée ce 8 janvier au conseil municipal- de limiter la vente de cette drogue douce dans les coffeeshops aux seuls résidents néerlandais.
Sputnik

Les coffeeshops de la capitale néerlandaise seront-ils privés du droit de vendre du cannabis aux touristes étrangers? Afin de diminuer le marché de cette drogue à Amsterdam, la maire de la ville Femke Halsema s’est prononcée pour l’interdiction de sa vente dans les coffeeshops aux touristes venant d’autres pays. Dans une lettre adressée au conseil municipal de la ville et publiée ce 8 janvier sur son site, Mme Halsema évoque «le critère de résidence pour les coffeeshops», baptisé critère I.

«Le critère I pour les coffeeshops signifie que seuls les résidents des Pays-Bas peuvent être admis dans un coffeeshop», détaille le document.

«Nous n'allons certainement pas vers une Amsterdam sans cannabis, les coffeeshops appartiennent à la ville», a précisé Mme Halsema, citée par le quotidien néerlandais Het Parool, tout en soulignant l’importance de limiter cette liberté aux résidents du pays seulement.

Un important marché du cannabis

En justifiant cette décision, elle a évoqué «une grande volonté de changer le tourisme», représenté aujourd'hui, entre autres, par des jeunes qui vomissent «dans les canaux» d’Amsterdam après avoir «trop» fumé ou bu, relate Het Parool.

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Avant le début de l'épidémie de Covid-19, la ville accueillait 1,5 million de touristes étrangers par mois, précise la lettre. Selon une étude de l'office du tourisme d'Amsterdam, 57% des vacanciers étrangers viennent dans la capitale pour le cannabis. L’interdiction de la vente aux non résidents est dès lors susceptible d’influencer le secteur touristique.

Avec ses 166 boutiques spécialisées, la capitale néerlandaise représente un «grand marché international pour les produits à base de cannabis». La lettre détaille qu’afin de répondre à la demande locale, 68 cofeeshops en 2020 et 73 en 2025 seront suffisants.

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