«On va droit dans le mur», Laurent Wauquiez fustige la lenteur des vaccinations

Laurent Wauquiez a critiqué la gestion gouvernementale des vaccinations, dans un entretien accordé au Figaro. L’élu explique la défiance des Français envers les vaccins par les erreurs commises précédemment par l’exécutif.
Sputnik

La lenteur de la campagne de vaccination inquiète Laurent Wauquiez, qui s’en est ouvert au Figaro lors d’un entretien. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a dénoncé une stratégie gouvernementale menant «droit dans le mur» et craint que le cycle «confinement, couvre-feu, reconfinement» ne se répète, si la France manque le virage de la vaccination.

«Au rythme actuel, si on ne change pas totalement l’approche, c’est la Bérézina assurée. On ne peut pas continuer avec des chiffres indignes de notre pays: même pas 1000 Français vaccinés. L’échec de la vaccination signifierait vivre encore des mois avec le virus», explique-t-il ainsi au Figaro.

Pour remédier à ces lenteurs, Laurent Wauquiez propose un «changement radical d’approche», avec des campagnes de vaccinations «décentralisées» sur le modèle allemand. L’élu invite à déléguer aux collectivités locales les questions d’organisation et de logistique, tout en laissant l’État décider des grandes lignes de la politique sur ce sujet.

Plus de transparence

L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy appelle également à plus de transparence sur les vaccins. Il explique le scepticisme des Français sur la question par les erreurs déjà commises par le gouvernement, à propos des masques notamment.

«Il faut de la transparence: combien a-t-on de vaccins? Quand seront-ils disponibles? La défiance s’est installée avec l’affaire des masques. Les Français ont compris que si le gouvernement disait qu’ils ne servaient à rien c’est parce qu’on n’en avait pas!», déclare-t-il au Figaro.

Laurent Wauquiez fustige en outre la «culture du parapluie» qui s’est installée selon lui au plus haut niveau de l’État, pour «s’abriter de toute responsabilité». Il invite à faire preuve de plus de «souplesse» dans les processus administratifs, notamment pour le recueil des consentements en vue des vaccinations.

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