L’amibe «mangeuse de cerveau» gagne du terrain aux USA

Connue comme «mangeuse de cerveau», l’amibe Naegleria fowleri a commencé à se propager dans les régions du nord des USA, bien qu’elle vive dans l’eau chaude douce, constatent des chercheurs.
Sputnik

Des chercheurs des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis ont découvert que l’amibe mortelle «mangeuse de cerveau» avait commencé à se propager dans les régions du nord du pays, rapporte Livescience.

Le micro-organisme Naegleria fowleri qui vit dans l’eau chaude douce causait plus souvent des infections dans les États du sud des États-Unis. Il peut présenter une menace quand il pénètre dans le corps par le nez pour s’attaquer au cerveau, provoquant ainsi une méningo-encéphalite amibienne primaire qui détruit le tissu cérébral.

Les scientifiques ont analysé des cas de cette méningo-encéphalite enregistrés sur quatre décennies. Bien que le nombre annuel d’infections reste le même, leur géographie change.

Migration vers le nord

Selon l’étude, l’habitat du Naegleria fowleri évolue vers le nord, de plus en plus de personnes dans le centre des États-Unis étant en proie à cette maladie. La méningo-encéphalite amibienne est presque toujours mortelle, l’amibe étant connue comme une «mangeuse de cerveau».

Comment l’infection se déroule

Le micro-organisme entre dans le corps humain si la personne inhale accidentellement de l’eau en contenant. L’amibe pénètre dans le cerveau par le nerf olfactif, commençant ensuite à détruire les tissus nerveux.

La période d’incubation peut aller de quelques jours à environ deux semaines. En revanche, si un baigneur avale simplement de l’eau salée qui n’est pas entrée dans la cavité nasale, la méningo-encéphalite amibienne ne se développe pas. Prévenir l’infection est possible en utilisant des pinces nasales pendant les baignades.

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