Des policiers pourraient être sanctionnés après le rassemblement place de l’Étoile

Ceux qui ont participé au rassemblement du 14 décembre sous l'Arc de Triomphe à Paris pour protester notamment contre la création d'une plateforme visant à dénoncer les discriminations lors des contrôles de police devront en répondre.
Sputnik

La préfecture de police de Paris a décidé de réagir aux protestations des policiers qui se sont réunis place de l’Étoile le 14 décembre pour exprimer leur colère par les déclarations d’Emmanuel Macron au sujet des «violences policières» et des contrôles au faciès.

L'initiative de cette convocation a été prise par le préfet de police de Paris Didier Lallement, précise l’AFP. Ils seront convoqués en janvier par leur hiérarchie qui décidera après enquête d'une éventuelle sanction.
Les policiers ne peuvent pas manifester durant leurs heures de service et sont également tenus à un devoir de réserve.

Le 14 décembre, une centaine d'agents, en majorité en civil, s'étaient rassemblés au pied de l'Arc de Triomphe où ils avaient disposé leurs véhicules banalisés ou sérigraphiés, gyrophares allumés, face à l'avenue des Champs-Élysées. Ils avaient achevé leur rassemblement en entonnant la Marseillaise.

D’autres rassemblements ont été organisés un peu partout en France ces derniers jours après les déclarations du Président de la République qui ont suscité une vague de colère dans les rangs de la police nationale.

La déclaration de Macron

Dans son interview au média en ligne Brut le 4 décembre, Emmanuel Macron avait évoqué pour la première fois des «violences par les policiers» et l’existence de «contrôle au faciès», ce que les policiers démentent catégoriquement. Le Président a également annoncé la création d'une plateforme de signalement des discriminations.

Une grève du zèle de la police avait débuté dès le lendemain à Bordeaux, sur la Côte d’Azur et dans d’autres villes et régions de France à l’initiative des syndicats de police Alliance et Unité-SGP.

Toujours dans son interview, Emmanuel Macron avait déclaré qu’«aujourd'hui, quand on a une couleur de peau qui n'est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé. On est identifié comme un facteur de problème et c'est insoutenable».

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