«Une nouvelle étape dans la violence»: le commissariat de Brest assiégé par des personnes cagoulées - photos

Pendant près d’un quart d’heure, les policiers ont été assiégés dans le commissariat de Brest lors d’une manifestation contre la loi Sécurité globale, selon Ouest-France.
Sputnik

Le 12 décembre, lors d’un rassemblement contre la loi Sécurité globale à Brest (Finistère), le commissariat de police a été pris pour cible, rapporte Ouest-France.

De «petits groupes cagoulés» se sont joints au fur et à mesure au cortège pour atteindre le nombre d’«un bon millier» devant le commissariat principal de Brest à 16h.

​Certaines personnes ont allumé des fumigènes et quelques pétards. Le climat «s’est nettement durci» et il y a eu l’impression qu’«une nouvelle étape dans la violence» a été franchie, souligne Ouest-France.

Boules de Noël remplies de peintures, bouteilles en verre

Les policiers ont été assiégés dans le commissariat pendant près d’un quart heure. En dépit du fait que le rideau de fer du bâtiment avait été descendu et la grille fermée, une cinquantaine d’individus se sont défoulés sur le commissariat.

Durant plusieurs minutes, de nombreux projectiles, boules de Noël remplies de peintures qui ont explosé sur la façade, oranges, bouteilles en verre, pétards ont été lancés sur le bâtiment. D’autres manifestants ont continué à défiler.

Cette violence a été revendiquée par un petit groupe issu du mouvement All Cops are Bastards (ACAB), en français «Tous les flics sont des bâtards»: un groupuscule qui cible en priorité la police.

Près de 150 interpellations à Paris

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé samedi pour la troisième semaine consécutive en France afin de dénoncer la loi Sécurité globale et le projet de loi du gouvernement sur le séparatisme.

Ces manifestations ont réuni quelque 60.000 personnes dans tout le pays, selon les organisateurs, 26.417 selon le ministère de l’Intérieur. Dans la capitale, près de 150 interpellations ont eu lieu, selon l’AFP.

Discuter