Le Royaume-Uni se prépare au chaos d’un «no deal»: les grandes chaînes poussées à s’approvisionner en nourriture

Alors qu'une autre série de pourparlers entre la Grande-Bretagne et l'UE semble se terminer par une impasse, les ministres britanniques ont averti les grandes chaînes de distribution pour qu’elles commencent à stocker de la nourriture par crainte de pénuries en cas de Brexit sans accord.
Sputnik

Le gouvernement britannique a averti les supermarchés et fournisseurs de médicaments, de dispositifs médicaux et de vaccins, pour qu’ils préparent des stocks de six semaines de marchandises en cas de Brexit sans accord, selon le Sunday Times.

Les producteurs de denrées alimentaires ont averti qu'il y aurait une pénurie de légumes pendant trois mois. Les experts prédisent que l'absence d'accord provoquerait des achats de panique à une échelle qui pourrait éclipser la crise du coronavirus.

«Les entreprises britanniques espèrent toujours qu’un accord de Brexit sera trouvé mais elles feront face à des perturbations à partir du 1er janvier» quoiqu’il arrive, a remarqué le 8 décembre Darren Jones, président de la commission parlementaire sur les entreprises à Westminster, à l’issue d’une audition avec des représentants des milieux d’affaires.

Prochaines négociations

L'Union européenne et la Grande-Bretagne ont convenu ce dimanche de poursuivre les négociations sur leurs futures relations après le Brexit lors d'un entretien téléphonique en milieu de journée entre la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre britannique, Boris Johnson.

«Les négociations se poursuivent à Bruxelles», a annoncé la présidente de la Commission européenne, sans indiquer la nouvelle date butoir à laquelle Londres et l'UE devront s'entendre sur un accord pour éviter un «no-deal» au 1er janvier.

Les discussions autour de la table du Brexit butent sur trois sujets: l'accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, la manière de régler les différends dans le futur accord et les conditions que les Européens exigent des Britanniques pour éviter toute concurrence déloyale.

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