Un imam en situation irrégulière poursuivi pour «apologie du terrorisme» après s’être réjoui du meurtre de Paty

Dans plusieurs vidéos diffusées sur TikTok, un imam pakistanais de Villiers-le-Bel se félicite du meurtre de Samuel Paty, soulignant la disposition des musulmans à se sacrifier au nom du prophète. Accusé d’apologie du terrorisme, il encourt sept ans de prison et une amende de 100.000 euros. Il est jugé ce jeudi à Pontoise.
Sputnik

Accusé d’apologie du terrorisme sur TikTok, un imam pakistanais en situation irrégulière sera jugé ce jeudi 12 novembre à Pontoise, indique Le Figaro.

Âgé de 33 ans, l’individu donnait des cours à des enfants et s’occupait des prières à une mosquée de Villiers-le-Bel, dans le Val d’Oise. En septembre, il a relayé sur ce réseau social trois vidéos suspectes en ourdou (langue appartenant au groupe indo-iranien de la famille des langues indo-européennes). Dans l’une d’elles, il assure que les musulmans sont «toujours prêts à se sacrifier pour leur prophète». Il se réjouit également de l’attentat devant les anciens locaux de Charlie Hebdo survenu le 25 septembre, poursuit le quotidien.

Luqman H. a été interpellé et placé en garde à vue une semaine plus tard. Devant le juge, il regrette les vidéos postées sur son compte TikTok qu’il a rapidement fermé. Selon lui, ses discours avaient pour objet de «faire le buzz», précise Le Figaro.

Il revient désormais au tribunal correctionnel de Pontoise de trancher. Le Pakistanais est accusé d’«apologie publique du terrorisme par le biais d'un service de communication au public en ligne». Il risque une peine de sept ans de prison et une amende de 100.000 euros, ajoute le quotidien.

Outre cette affaire, plus de 80 enquêtes pour «apologie du terrorisme» ou «provocation à des actes de terrorisme» ont été ouvertes après l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie décapité par un terroriste islamiste, souligne Le Figaro.

Les cas se multiplient

De nombreuses interpellations pour apologie du terrorisme ont été constatées par la police après le meurtre du professeur, y compris dans le milieu scolaire. Sur près de 400 perturbations de la minute de silence observée en hommage à Samuel Paty dans les écoles le 2 novembre, une dizaine de cas graves ont été remarqués dont l’apologie du terrorisme. Ces violations graves ont été suivies des poursuites disciplinaires et pénales, a précisé Jean-Michel Blanquer.

Plus tard, un garçon de 14 ans a proposé à l’un de ses camarades d’un collège situé dans le Nord de «faire le djihad». Il a affirmé être «prêt à passer à l’acte» «avec une ceinture d’explosifs». Interpellé et placé en garde à vue, il a justifié ses propos par une «plaisanterie».

Discuter