Trump maintient qu'il a gagné sauf si on lui «vole» l'élection

Donald Trump a déclaré jeudi que si tous les bulletins de vote «légaux» pour l'élection présidentielle américaine de mardi étaient comptés, il remporterait facilement le scrutin.
Sputnik

«Si vous comptez les votes légaux, je gagne facilement. Si vous comptez les votes illégaux, ils peuvent essayer de nous voler l'élection», a dit le Président américain lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche, après s'être déjà déclaré vainqueur dans la nuit de mardi à mercredi.

«Malgré l'interférence, jamais vue dans une élection, des grands médias, du monde des affaires et des géants de la tech, nous avons gagné avec des scores historiques et les sondeurs se sont délibérément trompés», a-t-il poursuivi. «Il n'y a pas eu la vague bleue (la couleur du parti démocrate) annoncée».

Dans un discours tranchant avec la brève allocution, plus tôt dans la journée, de son adversaire Joe Biden, Donald Trump a déroulé le même argumentaire que lors de sa première intervention au soir du 3 novembre.

​«Nous ne pouvons permettre à personne de museler nos électeurs et de fabriquer les résultats», a-t-il encore dit. «J'ai le sentiment que la justice devra trancher en fin de compte».

Le Président semble de plus en plus isolé au sein de son parti républicain, alors que le décompte des votes se poursuivait jeudi dans plusieurs Etats.

Les chaines de télévision coupent court

Très vite, la chaîne MSNBC a cessé sa diffusion en direct.

«Bon, nous voilà encore dans la position inhabituelle de (devoir) non seulement interrompre le Président des États-Unis, mais aussi de corriger le Président des Etats-Unis», a lâché le présentateur, Brian Williams.

Les chaînes NBC News et ABC News ont elles aussi interrompu la diffusion de cette conférence de presse qui n'en fut finalement pas une, puisque le Président a quitté le pupitre sans prendre de questions.

CNN a elle décidé de ne pas couper le micro à Donald Trump, mais son présentateur vedette Jake Tapper a enchaîné avec une condamnation sans appel du chef de l'Etat.

«Quelle triste nuit pour les Etats-Unis d'Amérique de voir leur Président [...] faussement accuser les gens d'essayer de voler l'élection», a-t-il déclaré, en fustigeant un «tissu de mensonges».
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