Après l'attentat de Nice, Estrosi veut des bornes d'appel d'urgence devant les écoles

Après l'attaque au couteau de la basilique Notre-Dame, le maire de Nice a annoncé le 2 novembre son intention d’installer des bornes d'appel d'urgence devant les 154 écoles de la ville. Selon lui, cela assurera une plus grande réactivité, ce qui a été prouvé lors de l’attentat du 29 octobre.
Sputnik

Le maire de Nice, Christian Estrosi, envisage de déployer des bornes d'appel d'urgence devant les 154 écoles de la ville pour renforcer la sécurité suite à l'attentat de la basilique Notre-Dame, rapporte Nice-Matin.

«Afin d’apporter une réponse supplémentaire, j’ai décidé de déployer, dans les semaines à venir, une borne d’appel d’urgence directement reliée au CSU [Centre de supervision urbain, ndlr] devant chaque groupe scolaire de la Ville, à l’image de celle qui a permis la neutralisation rapide du terroriste de la basilique Notre Dame», a-t-il indiqué lundi 2 novembre au soir.

Son efficacité aurait été démontrée lors de l’attentat du 29 octobre. Après l’activation de cette borne installée près de la basilique Notre-Dame par un témoin jeudi, à 8h54, il a fallu quatre minutes pour que la police arrive sur les lieux.

Le principe de fonctionnement

Installé le 11 décembre 2019 pour signaler un crime, un délit ou une situation dangereuse, ce dispositif permet d’entrer rapidement en contact avec le Centre de Supervision Urbain comme 14 autres appareils répartis dans la ville, assurant ainsi une plus grande réactivité.

Ce dispositif permet aux opérateurs de braquer immédiatement l’une des 3.300 caméras de vidéo-protection sur les lieux et de déclencher en quelques secondes l’intervention des forces de l’ordre. Il viendra en renfort au «bouton d’alerte», déployé dans les établissements scolaires depuis l’attentat du 14 juillet 2016.

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