L'Anses trouve des substances interdites dans des cigarettes électroniques

Des substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction ont été retrouvées dans des cigarettes électroniques, selon un rapport de l’Anses publié le 28 octobre. En outre, une concentration trop élevée en nicotine a été également révélée dans certains produits de vapotage.
Sputnik

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a découvert des substances interdites aux propriétés cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction lors de l’analyse de près de 34.000 produits e-liquides de cigarettes électroniques, indique son rapport publié mercredi 28 octobre.

Parmi ces principales substances figurent l’acétaldéhyde, le furfural et l’alcool furfurylique retrouvés dans 4% des produits de cigarettes électroniques.

Une concentration trop élevée en nicotine

«Les fabricants se cachent derrière les arômes pour ne pas communiquer tout le contenu de leurs produits. Les parfums au tabac par exemple, barbe à papa, bonbon caramel ou banane ne suffisent pas à montrer la composition exacte d’une substance», explique au HuffPost Benoît Labarbe, en charge de l’étude.

L’agence a également mis en évidence des non-conformités supérieures au seuil réglementaire pour certaines cigarettes, ou une concentration trop élevée en nicotine dans certains produits de vapotage. Ainsi, les dosages en nicotine contredisent les données communiquées par 40% des fabricants. Le seuil autorisé de 20 mg/ml est dépassé chez 117 d’entre eux.

«Le but est d’exercer une pression positive»

L'Anses a demandé aux fabricants de remédier aux déclarations incomplètes, incohérentes ou fausses afin d'être transparents. Elle a même décidé de publier dès mercredi 28 octobre sur son site et de mettre à jour mensuellement une évaluation de la qualité des données du dossier déclaratif et de leur conformité.

«Le but est d’exercer une pression positive sur les fabricants en les exhortant à se mettre en règle. Nous informons également les autorités qui peuvent ensuite se prononcer sur des interdictions de mise en vente», conclut Benoît Labarbe.
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