Ankara propose à Moscou de résoudre ensemble le problème du Karabakh une fois pour toutes

Le lendemain de son entretien téléphonique avec Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan a annoncé lui avoir proposé de résoudre ensemble le problème du Haut-Karabakh et avoir mis au courant la partie russe de l’engagement du PKK auprès des Arméniens.
Sputnik

Intervenant devant le parlement de son pays, le Président turc a déclaré avoir avancé lors d’un échange téléphonique avec son homologue russe la veille de résoudre ensemble le problème du Haut-Karabakh.

«Nous avons discuté avec Poutine des événements au Karabakh. Nous avons dit: venez dans le Caucase et réglez cette question. Si vous le souhaitez, réglons ensemble [le confit, ndlr]. Vous allez parler avec vos partenaires et nous avec les nôtres. Que nos chefs de la diplomatie et les autres discutent aussi. L’essentiel est de comprendre si on résoudra ou non cette question. Mettons-y finalement un terme. Nous sommes francs. Et je suis persuadé que vous êtes également sincère», a déclaré Erdogan.

Des membres du PKK «luttent du côté arménien»

Commentant l’envoi en Azerbaïdjan de combattants étrangers venus du Proche-Orient, Erdogan a déclaré avoir mis au courant Poutine de la présence de Kurdes dans le Caucase.

«J’ai dit à l’honoré Président Poutine: quelques 2.000 membres du Parti des travailleurs du Kurdistan luttent du côté de l’Arménie et sont payés 600 dollars chacun. Il a répondu qu’il ne savait rien à ce sujet», a ajouté Erdogan.

Entretien entre Poutine et Erdogan

Le 27 octobre, le Kremlin a annoncé que les dirigeants turc et russe s’étaient entretenus par téléphone et que lors de cet échange ils parties avaient abordé plusieurs dossiers, notamment celui du Haut-Karabakh.

«La partie russe a exprimé sa profonde préoccupation suite à la poursuite des offensives et l’implication de plus en plus importante de terroristes du Proche-Orient», a déclaré le service de presse.

Poutine a en outre tenu au courant son homologue turc de ses contacts avec les autorités azéries et arméniennes et des démarches entreprises en vue d’une prompte trêve et d’une désescalade de la crise.

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