Des commandos turcs participent aux combats au Haut-Karabakh, selon Erevan

Le Parquet général d’Arménie a déclaré à Sputnik disposer d’informations sur la présence de commandos turcs dans la république autoproclamée du Haut-Karabakh où des combats opposent les forces arméniennes et azerbaïdjanaises.
Sputnik

Des commandos turcs prennent part aux combats entre les forces arméniennes et azerbaïdjanaises au Haut-Karabakh, a annoncé dimanche 25 octobre à Sputnik le Parquet général d’Arménie qui affirme en détenir des preuves.

La Turquie a exprimé son soutien à l’Azerbaïdjan dès la reprise des hostilités au Haut-Karabakh le 27 septembre, mais elle a plusieurs fois fait remarquer qu’elle ne participait pas aux hostilités.

Selon le Parquet arménien, des commandos des Forces armées turques ont organisé des cours d’entraînement intensif pour les soldats azerbaïdjanais à partir d’août dernier.

Le 3 septembre, le commandement de l’armée azerbaïdjanaise a mobilisé des réservistes. Une partie des effectifs de l’armée a été transférée sur la ligne de contact au Haut-Karabakh le 21 septembre. Le 27, l’armée a reçu l’ordre de lancer une offensive contre les positions de la république autoproclamée du Haut-Karabakh (Artsakh, en arménien) sur tous les axes et en utilisant tous les types d’armes, d’après Erevan.

À la mi-septembre, l’armée de Bakou avait secrètement déployé des pièces d’artillerie, qui auraient des missions de combat à remplir dans des communes densément peuplées et des endroits discrets, détaille le Parquet général.

Reprise des combats au Haut-Karabakh

La zone du conflit gelé du Haut-Karabakh, en Transcaucasie, est redevenue le théâtre de combats intenses depuis le 27 septembre. L'Arménie et l'Azerbaïdjan ne cessent de s’accuser l’une l’autre.

Bakou, Erevan et la République autoproclamée du Haut-Karabakh ont décrété la loi martiale et la mobilisation générale ou partielle.

L’Azerbaïdjan a détruit six S-300 arméniens dans le Haut-Karabakh, selon son Président
Le conflit se complique puisque l’Azerbaïdjan bénéficie du soutien de la Turquie, membre de l’Otan, alors que l’Arménie fait partie de l'Organisation du traité de la sécurité collective (OTSC), organisation à vocation politico-militaire qui regroupe en outre la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Russie et le Tadjikistan. La communauté internationale appelle les parties à faire preuve de retenue.

Le 9 octobre, Erevan et Bakou ont mené des négociations à Moscou avec la médiation russe à l’invitation du Président Poutine. Ils ont convenu d’un cessez-le-feu qui est entré en vigueur le 10 octobre et devait permettre l’échange de prisonniers et de corps des soldats tués. Mais les parties ont aussitôt commencé à s'accuser mutuellement de violations de l'accord. Une deuxième tentative d'organiser une trêve humanitaire a été entreprise dans la nuit du 17 au 18 octobre, elle a également échoué.

Discuter