«L'écriture inclusive est une démarche élitiste», lance Roselyne Bachelot

La polémique autour de l’écriture inclusive continue de faire rage en France. Féminiser les mots est «horriblement compliqué», a commenté le 6 septembre la ministre de la Culture qui se dit contre l’encouragement de l'écriture inclusive dans les écoles.
Sputnik

Invitée du Grand Jury RTL dimanche, Roselyne Bachelot s’est fermement opposée à l’enseignent de l’écriture inclusive dans les écoles.

«Je ne suis pas une militante de l'écriture inclusive. On a déjà des publics scolaires qui ont des difficultés avec l'orthographe, la lecture et l'écriture », a déclaré la ministre de la Culture. Elle estime que «l'écriture inclusive est une démarche élitiste. Ce que je veux, c'est un apprentissage de la lecture et de l'écriture démocratique. Je ne suis pas pour l'écriture inclusive».

Réaction du ministre de l’Éducation

Également présent dans le studio, le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a partagé le point de vue de Mme Bachelot.

Appels à l’inclure dans le programme scolaire

La polémique autour de l’introduction de l’écriture inclusive dure depuis plusieurs années. Dans une circulaire du 21 novembre 2017, le Premier ministre de l’époque Édouard Philippe invitait ses ministres, «en particulier pour les textes destinés à être publiés au Journal officiel de la République française, à ne pas faire usage de l'écriture dite inclusive».

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Des recours avaient été déposés devant le Conseil d'État pour faire annuler cette circulaire, mais ils ont été rejetés.

L’administration avait alors déclaré que ce document s'était «borné à donner instruction aux administrations de respecter, dans la rédaction des actes administratifs, les règles grammaticales et syntaxiques en vigueur» et qu'il ne pouvait pas «être regardé comme ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à l'égalité entre les femmes et les hommes», rappelle Le Point.

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