Un examen des pupilles pourra révéler le risque d’une mort prochaine

Suite à une recherche impliquant des personnes souffrant d'insuffisance cardiaque, des médecins japonais ont constaté que celles ayant de petites pupilles mouraient plus souvent que celles en ayant de grandes.
Sputnik

Les médecins de l'hôpital universitaire de Kitasato au Japon ont identifié un nouvel indicateur qui pourrait prédire la mortalité toutes causes confondues chez les patients souffrant d'insuffisance cardiaque. Les résultats de leurs recherches sont publiés dans la revue European Society of Cardiology.

Les pupilles en cause

Selon les chercheurs, la taille de la pupille peut indiquer un risque de mort imminente.

L'étude a été menée pendant deux ans sur un groupe de 870 personnes, lesquelles ont été divisées en groupes de patients avec des pupilles petites et grandes. Au cours de leurs observations, les scientifiques ont constaté que les personnes souffrant d'insuffisance cardiaque et ayant de petites pupilles mouraient deux fois plus souvent que celles en ayant les grandes.

En outre, il y a 50% de chance pour qu'elles soient à nouveau hospitalisées contre 28% concernant celles avec de grandes pupilles.

«Les observations ont montré que la mesure de la surface de la pupille peut être une nouvelle méthode non invasive pour évaluer l'état des patients souffrant d'insuffisance cardiaque», ont conclu les scientifiques.

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Ces derniers ont rappelé que l'examen des pupilles a longtemps été utilisé dans le diagnostic des patients atteints de la maladie de Parkinson, de la maladie d'Alzheimer et du diabète sucré. La recherche de méthodes non invasives fiables pour déterminer les risques est l'une des tâches les plus importantes de la médecine.

Selon la Société européenne de cardiologie, la prévalence de l’insuffisance cardiaque serait comprise entre 1 et 2% dans les pays développés. La Fédération Française de Cardiologie estime qu’un million de personnes seraient touchées dans l’Hexagone.

La France recense annuellement près de 70.000 décès liés à l’insuffisance cardiaque et plus de 150.000 hospitalisations. De plus, le vieillissement de la population et l’explosion des facteurs de risque cardiovasculaire laissent à penser que l’impact de l’insuffisance cardiaque sera plus important à l’avenir.

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