Le port de cette ville française accueille jusqu’à 60.000 tonnes de nitrate d'ammonium chaque année

Annuellement, ce sont environ 60.000 tonnes de nitrate d’ammonium qui transitent par le port de Saint-Malo, relate France Bleu Armorique, le même corps chimique présenté comme étant à l'origine des explosions à Beyrouth le 4 août.
Sputnik

Le nitrate d'ammonium, engrais utilisé pour les cultures agricoles et dont 2.750 tonnes stockées au port de Beyrouth seraient à l'origine de la catastrophe dans la capitale libanaise, a déjà causé les explosions de l'usine AZF à Toulouse en 2001 et d'un cargo au large de Brest en 1947, révèle France Bleu Armorique.

En Bretagne, la société lituanienne Achema achemine du nitrate d'ammonium via les ports du Légué et de Saint-Malo. Dans ce dernier transitent 40.000 à 60.000 tonnes d'engrais chaque année. Chaque mois, ce sont un à deux bateaux qui y déchargent d’énormes sacs sur trois quais sécurisés.

«Ils ne sont jamais entreposés dans des hangars», indique le sous-préfet de Saint-Malo, Vincent Lagoguey.

Mesures de sécurité

Le transport et le stockage d'engrais fait l'objet de mesures de sécurité strictes. Il n'y a jamais plus de 7.500 tonnes de nitrate d'ammonium dans le port en même temps, que ce soit à terre ou en mer. Avant d’accoster, le navire doit fournir toute la documentation demandée sur la marchandise qu'il transporte. Celle-ci doit répondre à un cahier des charges précis.

Liban, France, Chine… Quand le nitrate d’ammonium provoque des explosions dévastatrices - vidéos choc
Le transport et le stockage de l'engrais sont soumis à des mesures de sécurité strictes.

Le navire et sa cargaison sont contrôlés par un expert qui monte à bord avant son entrée dans le port. Les moyens de lutte contre les incendies sont également vérifiés. Un rapport est ensuite présenté à la capitainerie qui délivre ou non une autorisation d'accoster.

Si autorisation il y a, le déchargement se déroule sous la surveillance des pompiers. Les sacs ne sont jamais entreposés tous ensemble. Ils ne doivent également pas rester à terre plus de 72 heures avant leur expédition vers une destination finale.

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