«Ordure», «violeur»: Gérald Darmanin ciblé par des menaces de mort

Le ministre de l’Intérieur, dont la nomination est contestée en raison de la plainte pour viol qui le concerne, a reçu une lettre de menaces, a rapporté Le Point. Il a déposé plainte sans toutefois commenter publiquement l’affaire.
Sputnik

Moins d’un mois après son arrivée mouvementée place Beauvau, Gérald Darmanin a déjà fait l’objet de menaces de mort, selon les informations du Point. Dans la lettre découverte au ministère de l’Intérieur, il est qualifié d’«ordure», de «violeur» ou encore de «pourriture», en plus d’être directement menacé: «On va s’occuper de toi», «tu vas mettre des heures à crever. On te laisse deviner».

«Les bougnoules et les nègres on va tous vous crever», conclut la missive signée par «les Français, les vrais». M.Darmanin a porté plainte mais n’a pas livré de commentaires au Point. Peu après sa nomination, un individu qui rôdait autour de son domicile à Tourcoing avait été interpellé, a affirmé le magazine.

Accusé de viol, Gérald Darmanin se dit «tranquille comme Baptiste»

Les autorités craignent que les accusations qui visent le ministre, en particulier depuis sa nomination, ne deviennent un motif pour qu’un individu décide de s’attaquer à lui physiquement. En effet, Gérald Darmanin est régulièrement insulté publiquement de «violeur», comme lors de sa visite à Saint-Étienne-du-Rouvray pour rendre hommage au père Hamel assassiné dans son église.

Rappel des faits

La plainte en question date de 2009 et a été déposée par une ancienne escort girl qui aurait eu une relation avec Gérald Darmanin à cette époque, lorsqu’il était chargé de mission au service des affaires juridiques de l’UMP. Elle souhaitait, en échange de faveurs sexuelles, faire effacer de son casier judiciaire une condamnation pour chantage et extorsion de fonds pour laquelle elle avait été condamnée à 12 mois de prison et contrainte de dédommager son ex-compagnon à hauteur de 20.000 euros.

Elle a ensuite accusé M.Darmanin de viol, tandis que l’intéressé a évoqué une relation «consentie». D’abord conclue par un non-lieu en 2018, l’affaire a été reprise en juin dernier, sans toutefois de mise en examen du ministre.

«Je ne veux pas faire pleurer dans les chaumières, mais il faut quand même mesurer ce que c’est que d’être accusé à tort, de devoir expliquer à ses parents ce qui s’est passé parce que, c’est vrai, j’ai eu une vie de jeune homme», a-t-il expliqué.

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