Florence Parly met en garde les autres pays contre d'éventuelles «manœuvres inamicales» dans l'espace

Face au risque que peuvent présenter les satellites étrangers dans l’espace, Florence Parly a souligné l’importance de «connaître très précisément la situation spatiale dans l'environnement immédiat des satellites français». Pour ce faire, la France aura bientôt des petits satellites patrouilleurs munis d’une caméra et de lasers de puissance.
Sputnik

La France disposera bientôt de petits satellites patrouilleurs capable de contrecarrer des «manœuvres inamicales» dans l’espace, informe la ministre des Armées dans une interview accordée ce vendredi 24 juillet à La Provence.

Évoquant le satellite russe Louch-Olympe qui a tenté en 2017 de s'approcher du satellite militaire franco-italien Athena-Fidus, Florence Parly explique que d’après un constat, «des satellites pouvaient désormais s'approcher des nôtres pour les brouiller ou les endommager, voire les détruire».

«Nous disposerons bientôt de petits satellites patrouilleurs qui nous permettront de détecter, caractériser et attribuer à leurs auteurs ce type de manœuvres inamicales», précise-t-elle auprès du quotidien, annonçant par ailleurs que l'armée de l'Air deviendra «l’armée de l'Air et de l'Espace».

Ces satellites seront équipés d’une caméra capable «de voir à 360 degrés autour d'eux» et «de lasers de puissance» pour tenir à distance ou éblouir «ceux qui tenteraient de s'approcher trop près», poursuit Mme Parly.

«Usage pacifique de l'espace»

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Assurant que la France ne s’engage pas «dans une course aux armements» et réaffirmant l'attachement du pays à un «usage pacifique de l'espace», elle souligne l’importance de «connaître très précisément la situation spatiale dans l'environnement immédiat de nos satellites, ce qui nécessite des équipements très performants».

Ainsi, la ministre des Armées note que la France se réserve «le droit de développer des moyens d'autodéfense» dans l'espace.

«Le risque que pourrait constituer la destruction ou la détérioration volontaire d'un ou plusieurs de nos satellites, qu'ils soient civils ou militaires, est un élément qui porterait atteinte à notre souveraineté et à notre sécurité», fait-elle valoir auprès de La Provence.
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