Nadine Morano explique pourquoi elle ne votera «plus jamais» pour Emmanuel Macron

L’eurodéputée Nadine Morano a affirmé au micro d’RTL qu’elle ne voterait «plus jamais» pour Emmanuel Macron comme elle l’avait fait en 2017, précisant qu’il «n’est pas à la hauteur». Elle a également donné son avis sur le plan de relance européen et la nomination de Gérald Darmanin à la tête du ministère de l’Intérieur.
Sputnik

Invitée sur RTL mercredi 22 juillet, Nadine Morano s’est montrée critique envers Emmanuel Macron après avoir voté pour lui en 2017. Selon elle, le Président a échoué à résoudre les problèmes des Gilets jaunes, de l’insécurité, de l’immigration ou de l’Europe, faisant référence au récent plan de relance négocié avec les Vingt-Sept.

«Je ne mettrai plus jamais un bulletin dans l’urne portant le nom d’Emmanuel Macron», a-t-elle déclaré, et ce même en cas de second tour face à Marine Le Pen. «Il n’est pas à la hauteur, il met notre pays en grande difficulté», a-t-elle ajouté.

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Concernant le plan de relance européen, elle a qualifié d’«irresponsable le flou concernant les remboursements». Elle estime que ces modalités ne sont pas claires, même si des taxes sur le plastique, le carbone et «le numérique» ont été mentionnées. «Je ne suis pas hostile aux prêts remboursables individuellement», a-t-elle précisé, mais s’est opposée aux rabais accordés aux pays frugaux.

La nomination de Darmanin est «une erreur politique»

L’ancienne ministre de Sarkozy a également été «profondément choquée» par la nomination de Gérald Darmanin au ministère de l’Intérieur alors qu’il est toujours visé par une plainte pour viol, tout en affirmant être «attachée à la présomption d’innocence». «M.Bayrou et d’autres ministres visés par des affaires financières ont été obligés de quitter le gouvernement», a-t-elle rappelé.

Concernant M.Darmanin, «son affaire est toujours en cours et il peut être entendu par les policiers sur lesquels il a autorité», a-t-elle souligné, ajoutant que «ça n’était pas la même difficulté» s’il avait été nommé dans un autre ministère. Sa nomination «dans ce ministère-là, c’est une erreur politique et c’est de la provocation», a-t-elle conclu.

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